La Fédération nationale des commerçants (Fenalco) a annoncé qu'elle déposerait un recours en nullité contre le décret 234 de 2026, arguant que le gouvernement a outrepassé ses pouvoirs réglementaires en modifiant les règles de négociation collective sans l'approbation du Congrès. Le groupe a également demandé la suspension provisoire du décret dans l'attente d'une résolution.
Jaime Alberto Cabal, président de Fenalco, a mené l'annonce de cette action en justice devant la juridiction contentieuse-administrative. Selon le syndicat patronal, le décret publié par le ministère du Travail va au-delà de la réglementation des normes existantes en créant un régime juridique autonome pour la négociation collective, empiétant sur les pouvoirs législatifs et altérant le cadre juridique actuel du travail en Colombie. Fenalco conteste en particulier le modèle de négociation collective multiniveaux obligatoire, caractérisé par des demandes, une table et une convention unifiées—une structure qui n'existe pas dans la législation du travail actuelle. Cette approche, soutient le syndicat, redéfinit les relations de travail et ravive des contenus exclus lors des débats parlementaires sur la réforme du travail. Le décret impose également aux employeurs de nouvelles exigences, telles que la fourniture d'informations économiques et stratégiques, ce qui pourrait nuire à la liberté d'entreprise, aux secrets commerciaux et à la compétitivité en exigeant la divulgation de données sensibles sans fondement juridique explicite. D'autres préoccupations concernent les règles de représentation syndicale qui pourraient entraver l'influence des syndicats plus petits, ainsi que la possibilité d'imposer des charges économiques aux travailleurs non syndiqués par le biais de conventions collectives sectorielles, ce qui affecterait ceux qui ne sont pas impliqués dans les négociations.