Le président Ferdinand Marcos Jr. a publié l'ordonnance exécutive n° 111, enjoignant aux agences gouvernementales d'utiliser les noms officiels philippins pour 131 entités maritimes du groupe d'îles Kalayaan, situé en mer des Philippines occidentale. Signée le 26 mars et rendue publique le 31 mars, cette ordonnance vise à normaliser les appellations pour une administration efficace et l'exercice de la souveraineté nationale.
Le président Ferdinand Marcos Jr. a signé l'ordonnance exécutive n° 111 le 26 mars, laquelle n'a été rendue publique que le 31 mars. Le texte enjoint à tous les organismes du pouvoir exécutif, y compris les sociétés appartenant à l'État ou contrôlées par celui-ci, d'utiliser les noms philippins officiels pour 131 entités du groupe d'îles Kalayaan, qui fait partie de la municipalité de Kalayaan, dans la province de Palawan.
La National Mapping and Resource Information Authority (NAMRIA) est chargée de produire et de publier des cartes et des relevés mis à jour utilisant ces noms, reflétant également les zones maritimes philippines conformément à la loi sur les zones maritimes des Philippines. Le texte cite l'ordonnance exécutive n° 57 du Conseil maritime national, affirmant que l'usage de noms philippins normalisés est impératif pour une administration efficace, la gouvernance de la zone et l'exercice de la souveraineté du pays en mer des Philippines occidentale.
Les agences éducatives, notamment le ministère de l'Éducation, la Commission de l'enseignement supérieur et l'Autorité de l'enseignement technique et du développement des compétences, ainsi que les universités et collèges d'État, doivent intégrer ces cartes mises à jour dans leurs enseignements, leurs recherches, leurs manuels scolaires et leurs supports pédagogiques.
Les Philippines occupent neuf de ces 131 entités, tandis que la Chine en contrôle huit, dont le récif Panganiban (Mischief). Le porte-parole de la marine philippine, le contre-amiral Roy Vincent Trinidad, a indiqué que 90 navires de la marine et des garde-côtes chinois ont été observés en mer des Philippines occidentale le mois dernier, les forces armées s'engageant à documenter les intrusions et à maintenir une présence professionnelle afin de protéger le patrimoine national.