La Chine met en garde les Philippines contre le renommage de récifs en mer de Chine méridionale

La Chine a vivement protesté contre la décision des Philippines d'attribuer des noms locaux à plus de 100 entités maritimes du groupe d'îles Kalayaan, la qualifiant d'illégale. La porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Mao Ning, a déclaré que Pékin s'opposait fermement à cette mesure et prendrait les dispositions nécessaires pour défendre ses revendications. Cette réaction fait suite à un décret signé par le président Ferdinand Marcos Jr.

La Chine a exprimé sa vive désapprobation concernant la décision des Philippines d'attribuer des noms locaux à plus de 100 récifs, îles, bancs de sable et hauts-fonds du groupe d'îles Kalayaan. La porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Mao Ning, a déclaré que Pékin « s'oppose fermement » à toute action portant atteinte à la souveraineté, aux droits et aux intérêts de la Chine en mer de Chine méridionale. Elle a accusé les Philippines de délimiter illégalement ce groupe et de nommer des entités que la Chine revendique comme faisant partie de son « Nansha Qundao ».

« La Chine fera ce qui est nécessaire pour défendre fermement sa souveraineté territoriale ainsi que ses droits et intérêts maritimes en mer de Chine méridionale », a déclaré Mao Ning lors d'une conférence de presse le jeudi 1er avril.

Le président Ferdinand Marcos Jr. a signé un décret ordonnant l'adoption de noms philippins afin de normaliser les références géographiques, de renforcer la gouvernance et de consolider les droits souverains. Sur recommandation du Conseil maritime national, ce texte impose aux agences gouvernementales d'utiliser ces noms sur les cartes, documents et communications officiels.

Le groupe d'îles Kalayaan fait partie des îles Spratleys, riches en ressources, situées en mer de Chine méridionale. Les médias d'État chinois, notamment le China Daily et le Global Times, ont fait écho à cette opposition, exhortant les Philippines à s'abstenir de telles actions. Cette décision intervient alors que les deux nations avaient exprimé leur volonté de reprendre les discussions sur une exploration pétrolière commune, après la victoire des Philippines en 2016 lors de l'arbitrage contre les revendications de la Chine devant le tribunal de la CNUDM.

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