Le Bureau de la Défense publique (DPP) du Chili a déposé mardi un recours d'amparo devant la Cour d'appel de Valdivia pour contester la qualité pour agir du ministère de la Sécurité dans l'invocation de la Loi sur la sécurité de l'État (LSE) contre les auteurs de l'agression de la ministre Ximena Lincolao. Le DPP, qui représente deux des trois accusés, invoque les travaux préparatoires de la loi pour soutenir que cette autorité appartient exclusivement au ministère de l'Intérieur.
Dans la matinée du mardi 5 mai 2026, la Défense publique chilienne a déposé un recours d'amparo pour défendre Pablo Vásquez et María Jesús Madariaga, deux des trois étudiants accusés d'avoir agressé la ministre de la Science, Ximena Lincolao.
Le tribunal des garanties de Valdivia avait déclaré recevable l'extension de la plainte déposée par la ministre de la Sécurité, Trinidad Steinert, qui avait invoqué la Loi sur la sécurité de l'État (LSE). Le DPP soutient que cette extension est illégale, car le pouvoir de déposer de telles plaintes en vertu de la LSE incombe uniquement au ministère de l'Intérieur et aux délégations présidentielles.
Le recours fait référence aux travaux préparatoires de la loi portant création du ministère de la Sécurité. Le document souligne que le processus législatif a fait l'objet d'une divergence résolue par une commission mixte, qui a délibérément décidé de maintenir cette autorité au sein du ministère de l'Intérieur. "La proposition de maintenir ladite autorité au sein du ministère de l'Intérieur a été mise aux voix et approuvée par la majorité de ses membres", indique le recours signé par les défenseurs Juan Pablo Alday et Luis Soto.
Le rapport de la commission mixte a été approuvé par le Sénat le 3 décembre 2024 et par la Chambre des députés le 4 décembre de la même année. Le DPP prévient que le fait de ne pas annuler cette recevabilité menace la liberté individuelle des accusés, les exposant à de lourdes peines de prison pour une infraction prétendument irrégulière.