Géant minier Rio Tinto a approuvé un investissement de 8,5 milliards de rands longtemps reporté pour étendre ses opérations à Richards Bay Minerals au KwaZulu-Natal, signe d'une sécurité améliorée dans la région. Cette décision fait suite à des années de perturbations dues à la violence et aux activités criminelles qui avaient stoppé le projet. Cette mesure met en lumière les progrès dans la restauration de la confiance des investisseurs malgré les défis persistants.
L'annonce par Rio Tinto de son investissement de 8,5 milliards de rands dans le projet Zulti South à Richards Bay Minerals (RBM) marque une étape significative pour le secteur minier sud-africain. L'expansion, visant à augmenter la production de scories de dioxyde de titane utilisées dans des produits comme la peinture et le dentifrice, avait été suspendue en 2019 en raison de violences, de manifestations et d'intimidations par des mafias de l'approvisionnement. En 2021, l'entreprise a déclaré la force majeure sur ses contrats clients après l'assassinat du directeur général de RBM, Nico Swart. Les efforts pour restaurer la stabilité ont inclus la résolution de problèmes avec un trust communautaire problématique il y a deux ans, en introduisant une plus grande transparence dans ses actes. En octobre 2024, RBM a lancé une usine pilote comme une expérience sociale pour tester les opérations sans perturbations. Le directeur général Werner Duvenhage a salué le succès, déclarant : « En quatre mois, il n'y a eu ni intimidation, ni menaces, ni violence. Si j'avais écrit le scénario, c'est ainsi que je l'aurais fait. » Ce progrès est attribué aux actions de RBM, de Duvenhage et à une réponse policière améliorée, ainsi qu'à des initiatives plus larges comme l'opération Vulindlela visant la criminalité et la sécurité. Cependant, le secteur fait face à des obstacles tels que les retards dans l'établissement d'un cadastre minier transparent, des inquiétudes sur le projet de loi sur les minerais et la hausse des coûts énergétiques. Le retard de sept ans depuis 2019 a différé des emplois, des exportations et des rentrées fiscales pour le KwaZulu-Natal et l'économie nationale. Bien que les risques d'instabilité persistent, en particulier avec les élections locales à venir, l'engagement de Rio Tinto témoigne d'un optimisme mesuré.