Une lutte de pouvoir au sein de la Fédération indienne de tennis de table s'est intensifiée, les factions rivales tenant des réunions séparées pour contester l'autorité de l'autre. Le groupe du président a suspendu le secrétaire général, tandis que le camp opposé a jugé cette mesure inconstitutionnelle. Ce conflit menace désormais les prochains championnats nationaux.
La Fédération indienne de tennis de table (TTFI) est secouée par une lutte interne de pouvoir qui a conduit à des décisions contradictoires sur le leadership et les événements. Le 28 janvier 2026, la présidente de la TTFI, Meghna Ahlawat, a convoqué une Assemblée générale annuelle (AGM) à New Delhi. Lors de cette réunion, les participants ont suspendu le secrétaire général Kamlesh Mehta avec effet immédiat et ont transféré ses responsabilités à Yatin Tipnis, qui avait précédemment perdu une élection face à Mehta. Cette action a suivi une Réunion générale spéciale (SGM) organisée par la faction dirigée par Mehta à Mumbai le 17 janvier, présidée par la vice-présidente senior Padmaja Menon. La SGM a déclaré inconstitutionnelle et invalide l'avis de l'AGM émis par Ahlawat le 6 janvier, tout en affirmant sa propre légitimité, car elle avait été requise par plus d'un tiers des membres. L'avis d'Ahlawat invoquait l'échec de Mehta à répondre aux demandes de convocation de réunions malgré des communications antérieures, y compris un e-mail de Mehta en novembre appelant à une AGM précoce. Mehta, champion national huit fois et lauréat du Arjuna Award, a exprimé sa surprise face aux allégations. «Je n'ai reçu aucune communication formelle ni de la présidente ni de quiconque à la TTFI jusqu'à présent», a-t-il déclaré à The Hindu. Il a ajouté que ses affirmations étaient choquantes compte tenu de son e-mail précédent sans réponse. Ahlawat n'a pas répondu aux questions, mais des sources proches d'elle ont confirmé que l'AGM avait annulé toutes les décisions de la SGM du 17 janvier. Le différend crée une incertitude autour du Championnat national senior prévu en mars à Indore, qui a été finalisé lors de la SGM. Avec les deux camps contestant la légitimité, l'avenir de l'administration du tennis de table indien reste en suspens.