La Force de défense nationale sud-africaine semble avoir ignoré la directive du président Cyril Ramaphosa d'exclure les navires de guerre iraniens de l'exercice naval multinational Will for Peace dans la False Bay. Trois navires iraniens demeurent dans les eaux sud-africaines, l'un participant malgré les accords de retrait. La confusion et les demandes de clarification émanent des partis politiques et des observateurs au milieu de tensions diplomatiques.
L'exercice naval multinational Will for Peace, impliquant des nations dont l'Afrique du Sud, la Chine, la Russie et les Émirats arabes unis, a entamé sa phase en mer mardi dans la False Bay près de Simon's Town. Le président Ramaphosa a ordonné le retrait de trois navires de guerre iraniens au cours du week-end, invoquant des risques pour les relations avec les États-Unis, particulièrement alors que le projet de loi sur l'African Growth and Opportunity Act (Agoa) progresse au Congrès. Un haut responsable a confirmé que les ministères de la Défense, y compris celui de l'Iran, avaient accepté d'exclure les navires de la phase en mer. Malgré cela, la corvette iranienne IRIS Naghdi a rejoint les navires d'autres pays, appareillant aux côtés du SAS Amatola sud-africain, du Tangshan chinois, du Stoikiy russe et du Bani Yas des Émirats arabes unis. Le communiqué Facebook de la SANDF a listé ces cinq navires comme participants mais a mentionné « quatre navires de guerre », un message supprimé par la suite sans explication. Les observateurs ont noté la participation de l'IRIS Naghdi à nouveau mercredi, soulevant des questions sur le respect des ordres. La ministre de la Défense Angie Motshekga, la SANDF ou l'Iran lui-même pourraient avoir ignoré les ordres, ou un dysfonctionnement de communication s'est produit, suggèrent des sources. Le Département des relations internationales et de coopération (Dirco) a tenu une réunion d'urgence mardi après-midi pour aborder la question, mais les résultats restent incertains. Aucune réponse n'est venue de la SANDF, de la Présidence ou du Dirco aux demandes d'information. Darren Olivier, directeur d'African Defence Review, a commenté sur X que les actions de l'Iran ignoraient les souhaits de Ramaphosa, soulignant l'inclusion provocante du Shahid Mahdavi de la marine du Corps des Gardiens de la révolution islamique sanctionné. Il a qualifié l'exercice de « chaotique » et a spéculé sur des raisons possibles, y compris une résistance de la Chine, organisatrice principale. Le porte-parole de l'Alliance démocratique Chris Hattingh a exigé la transparence, critiquant les communications contradictoires, les publications supprimées et les briefings médias annulés. « Ce niveau de secret est inacceptable », a-t-il déclaré, appelant à un briefing parlementaire sur les approbations, les conseils sur les sanctions et les risques diplomatiques. Initialement prévu comme Mosi III avec l'Afrique du Sud, la Russie et la Chine, l'exercice a été renommé Will for Peace dans le cadre du BRICS-Plus, ajoutant l'Iran et les Émirats arabes unis, bien que le Brésil et l'Inde n'aient pas participé. Les marines éthiopienne, égyptienne et indonésienne ont observé. La Chambre des représentants des États-Unis a récemment adopté une extension de trois ans de l'Agoa, mais l'éligibilité de l'Afrique du Sud reste en examen.