L'échec de PetroSA à détourner un fonds de compétences pour réparer une plate-forme

La société d'État PetroSA a demandé en mai 2024 une subvention de 3,5 milliards de rands au Fonds national de compétences pour former 5 500 artisans, mais des documents révèlent que 1,2 milliard de rands étaient destinés à la réparation de sa plate-forme pétrolière offshore. Le projet, proposé par Equator Holdings, s'est finalement effondré sans financement. Il met en lumière les vulnérabilités du fonds destiné à la formation des jeunes dans un contexte de fort chômage.

En mai 2024, PetroSA, une société d'État de carburants sous la tutelle du ministre Gwede Mantashe, a sollicité auprès du Fonds national de compétences (NSF) une subvention de 3,5 milliards de rands. Ces fonds, provenant d'une taxe de 1 % sur la masse salariale des employeurs pour le développement des compétences, étaient destinés à la formation de jeunes sans emploi, à des bourses et à des collèges TVET. La proposition, rédigée par Lawrence Mulaudzi d'Equator Holdings, prévoyait la formation de 5 500 artisans pour le secteur pétrolier et gazier, incluant 2 000 apprentissages de trois ans, 1 500 programmes diplômants de deux ans et 2 000 stages en entreprise. Cependant, des documents internes montraient que 1,2 milliard de rands étaient alloués à la remise en état de la plate-forme FA de PetroSA, une installation offshore située à 80 km de Mossel Bay. Cette plate-forme, accessible uniquement par hélicoptère ou bateau et coûtant 260 millions de rands par an en logistique, n'était pas adaptée à une formation de masse. Le budget de la proposition incluait 242 millions de rands de frais administratifs pour PetroSA et Equator, 363 millions pour la formation, 780 millions pour l'hébergement et 826 millions pour les allocations des stagiaires, soit un total de 634 000 rands par stagiaire – bien au-dessus des 200 000 rands typiques pour un apprentissage de trois ans. Equator Holdings avait signé en 2023 un accord avec PetroSA pour obtenir jusqu'à 22 milliards de rands pour des infrastructures d'ici juin 2024, après des tentatives infructueuses avec la Industrial Development Corporation (1 milliard de rands), Corban Energy (200 millions de dollars) et Hilong Petroleum. PetroSA, confrontée à l'insolvabilité avec des dettes dépassant ses actifs et une saisie de SARS sur sa raffinerie de Mossel Bay, avait désespérément besoin d'une relance. Le directeur par intérim du NSF, Tendani Moila, avait initialement manifesté un grand enthousiasme mais a ensuite précisé que l'intérêt portait uniquement sur le Centre d'excellence de PetroSA, capable de former seulement 120 apprenants par an, et non sur Equator ou les infrastructures. Mulaudzi a affirmé que le NSF avait montré un « énorme appétit » pour la proposition, mais le fonds a nié toute avancée au-delà des discussions initiales. L'ancien PDG de PetroSA, Xolile Sizani, a remis en question la faisabilité du plan, notant l'absence de capacité pour des milliers de personnes. Mantashe s'est distancié : « Que je sois au courant ou non, cela n'a pas d'importance. Je ne suis pas un opérateur, je fais de la supervision politique. » Il a ajouté : « S'ils forment des artisans, je les soutiendrais. » Le NSF, miné par des sous-dépenses (1,2 milliard de rands l'an dernier, 3,7 milliards en 2023/24) et des fraudes passées comme le scandale de l'élevage de lapins de 39 millions de rands n'ayant produit que 450 animaux, a approuvé en décembre 2025 une enquête sur la proposition. Aucun fonds n'a été déboursé et les deux parties se sont retirées.

Articles connexes

President William Ruto announces youth stipends at NYOTA event in Eldoret, surrounded by cheering young Kenyans.
Image générée par IA

Ruto annonce une allocation de Ksh6 000 pour les jeunes dans un programme de formation

Rapporté par l'IA Image générée par IA

Le président William Ruto a révélé des plans pour fournir une allocation mensuelle de Ksh6 000 à 90 000 jeunes dans un programme de formation sur le terrain lors de l'événement NYOTA à Eldoret. Il a également mis en avant le décaissement de Ksh250 millions à 9 500 jeunes et clarifié l'utilisation appropriée des fonds. L'événement a eu lieu le 8 janvier 2026.

À l'approche de l'année académique 2026, les collèges publics TVET sud-africains se préparent à accueillir des milliers d'étudiants au milieu de graves pénuries d'enseignants qualifiés et de lacunes en leadership. Les experts avertissent que ces problèmes pourraient entraver les efforts pour résoudre la crise des compétences du pays. Les responsables décrivent des plans pour moderniser les programmes et améliorer le financement, mais les problèmes systémiques persistent depuis l'année précédente.

Rapporté par l'IA

La vice-ministre de l’Enseignement supérieur et de la Formation, Dr Nomusa Dube-Ncube, a mis en lumière les défis persistants pour admettre davantage de matriculants dans les institutions d’enseignement supérieur malgré la hausse des taux de réussite. S’exprimant à Le Cap, elle a évoqué les efforts départementaux pour rationaliser les processus face à des ressources limitées. Les améliorations du système de candidature NSFAS visent à faciliter l’accès des étudiants à l’échelle nationale.

Le Service de police sud-africain (SAPS) fait face à 48 569 réclamations civiles pour arrestations illégales et détentions injustifiées, représentant une responsabilité potentielle de R56,7 milliards. Cette crise provient de problèmes systémiques tels qu’une formation insuffisante et l’impunité, érodant la confiance du public envers les forces de l’ordre. Les paiements récents ont atteint R620 millions rien qu’au cours de l’exercice financier 2024/25.

Rapporté par l'IA

La Fédération sud-africaine des syndicats a condamné l'approbation par le président Cyril Ramaphosa d'une augmentation de salaire de 3,8 % pour les hauts responsables politiques, la qualifiant d'insensible au milieu des difficultés économiques.

Le secteur tech sud-africain fait face à une grave crise des compétences, avec des postes en IA et data science non pourvus malgré un chômage élevé chez les jeunes. Le PDG de HyperionDev, Riaz Moola, propose des bootcamps comme une 'école de finition' pour les diplômés en informatique afin de combler l'écart. Ce manque pourrait coûter jusqu'à 124 milliards de rands à l'économie d'ici 2027.

Rapporté par l'IA

Suite à la directive du ministre des Communications Solly Malatsi autorisant Starlink à contourner la propriété Black Economic Empowerment (BEE) via des programmes d'équité équivalente, la polémique s'est intensifiée. Des membres de l'ANC, des experts et des leaders de l'opposition la critiquent comme sapant la transformation économique et la souveraineté numérique, au milieu de débats sur un sondage controversé et des risques sécuritaires.

 

 

 

Ce site utilise des cookies

Nous utilisons des cookies pour l'analyse afin d'améliorer notre site. Lisez notre politique de confidentialité pour plus d'informations.
Refuser