Le groupe de pression Sheria Mtaani ne retirera pas sa pétition déposée devant la Haute Cour contestant le système d'amendes instantanées de la NTSA, malgré la suspension du programme par l'autorité. L'avocat Danstan Omari a déclaré que la NTSA n'a pas répondu aux problèmes juridiques fondamentaux liés au déploiement du système.
Sheria Mtaani, le groupe de pression qui a déposé une pétition devant la Haute Cour pour faire suspendre le système d'amendes instantanées de la National Transport and Safety Authority (NTSA), a déclaré qu'il ne retirerait pas l'affaire malgré la suspension du programme par la NTSA avec effet immédiat.
Danstan Omari, l'un des avocats à l'origine de la pétition, s'est exprimé quelques heures après l'annonce de la NTSA, arguant que l'autorité n'avait pas résolu les défis juridiques fondamentaux. Le système a été lancé le 9 mars sur les grands axes routiers, en particulier à Nairobi, déployant plus de 1 000 caméras intelligentes fixes et mobiles dotées d'une reconnaissance automatique des plaques d'immatriculation pour envoyer des notifications par SMS aux propriétaires de véhicules concernant leurs infractions, avec des amendes allant de 500 à 10 000 KES.
Les automobilistes disposaient de sept jours pour payer via les banques, les services de paiement mobile ou les plateformes numériques, après quoi les services en ligne de la NTSA seraient bloqués, empêchant les transferts et les renouvellements. « Nous n'allons pas retirer notre pétition. Nous avons d'autres problèmes qui doivent être traités car le système de justice pénale commence par la police, va au bureau du procureur général (DPP) et passe ensuite au système judiciaire », a déclaré Omari aux journalistes devant les tribunaux de Milimani vendredi soir. Il a ajouté : « La NTSA ne dispose nulle part de pouvoirs d'enquête, de poursuite ou de pouvoirs judiciaires. »
Le directeur général de la NTSA, Nashon Kondiwa, a expliqué la suspension dans un avis public, déclarant qu'il annulait l'annonce du lancement du 9 mars afin de permettre une meilleure éducation civique et une sensibilisation accrue sur le traitement des infractions mineures en vertu du Code de la route. Cette décision fait suite à une ordonnance conservatoire émise le 12 mars par le juge Bahati Mwamuye suspendant les procédures dans le cadre d'une poursuite engagée par l'avocat Shadrack Wambui, l'affaire étant fixée pour une mention le 9 avril.