De nouvelles règles britanniques entrées en vigueur le 17 juillet exposent les entreprises de crypto-actifs à des poursuites pénales pouvant aller jusqu'à 14 ans de prison pour la réception ou la conservation de valeurs liées au Corps des Gardiens de la Révolution Islamique (CGRI) d'Iran. Cette désignation ajoute des infractions de la section 17C en vertu du National Security Act 2023, obligeant les entreprises à suivre le moment de l'attribution des portefeuilles et les seuils de connaissance. Le règlement des transactions blockchain avant identification constitue le principal défi opérationnel pour les plateformes d'échange et les dépositaires liés au Royaume-Uni.
Le CGRI est devenu l'une des trois premières entités ajoutées à l'annexe 6A, déclenchant une responsabilité pénale lorsqu'une personne obtient, accepte ou conserve un avantage dont elle connaît ou devrait raisonnablement connaître la source. L'infraction couvre la fourniture directe ou indirecte par l'intermédiaire de tiers et s'applique aux crypto-actifs malgré l'absence de mention explicite dans la loi.
La section 17C prévoit une peine maximale de 14 ans d'emprisonnement en cas de mise en accusation pour obtention ou conservation de l'avantage, tandis que le simple accord pour ce faire est passible de 10 ans. Les règles prévoient des exceptions pour une contrepartie raisonnable liée à des biens ou services ainsi que pour les activités humanitaires, mais celles-ci restent soumises à une appréciation au cas par cas.
Les personnes et entités britanniques doivent désormais tenir des registres du moment des transactions, des données de risque des portefeuilles lors de la réception et des alertes d'attribution ultérieures. Les processus de surveillance existants de la FCA s'appliquent, mais cette nouvelle exposition ajoute une responsabilité potentielle des administrateurs en vertu de la section 35 pour consentement ou négligence.
La désignation fonctionne indépendamment des sanctions financières, de sorte qu'un gel des avoirs de l'OFSI n'est pas nécessaire pour que la responsabilité de la section 17C soit engagée. Les entreprises doivent distinguer les deux régimes lors de la gestion des changements liés à l'intelligence des portefeuilles après le 17 juillet.