L'Autorité des organisations de la société civile (ACSO) a déclaré le 23 avril 2026 qu'elle prendrait des mesures juridiques sérieuses à l'encontre des groupes recevant, transférant ou utilisant des devises étrangères en dehors du système bancaire formel. Cette directive vise à garantir que les activités de la société civile soient conformes à leurs objectifs et à la sécurité financière nationale.
L'Autorité des organisations de la société civile (ACSO) a souligné que les organisations de la société civile doivent se conformer aux directives de la Banque nationale et aux procédures légales lors de la réception et de l'utilisation de soutiens financiers étrangers. Dans sa déclaration publiée le 23 avril 2026, l'ACSO a annoncé qu'elle imposerait des "mesures juridiques sérieuses" à toute organisation qui recevrait, transférerait ou utiliserait des devises étrangères en dehors du système bancaire légal. Tout soutien financier provenant de pays étrangers, d'institutions internationales, d'organisations donatrices ou de particuliers à l'étranger doit transiter exclusivement par les circuits bancaires légaux. Les exigences clés incluent le dépôt des fonds directement sur le compte bancaire en devises désigné de l'organisation, la conservation des documents justificatifs pour tous les transferts et le respect des mêmes procédures pour tout transfert ultérieur vers d'autres entités. L'ACSO prévoit d'intensifier sa surveillance en vertu de la proclamation n° 1113/2019, impliquant des examens approfondis des rapports financiers, des vérifications sur site des sources et de l'utilisation des financements de projets, ainsi que des enquêtes conjointes sur les irrégularités avec les parties prenantes concernées. "Donner, recevoir ou utiliser un soutien financier ou des dons en dehors du système bancaire légal constitue une grave violation de la loi", indique la déclaration, ajoutant que "l'Autorité prendra les mesures juridiques appropriées contre toute organisation reconnue coupable". Les contrevenants s'exposent à des poursuites pour blanchiment d'argent illégal ou détournement de fonds de leurs objectifs initiaux. L'ACSO a conseillé aux organisations de la société civile éthiopiennes de réexaminer rapidement leurs contrôles financiers internes afin de garantir leur conformité.