Les prix mondiaux des engrais ont augmenté de 22,57 % depuis la période précédant le début du conflit au Moyen-Orient le 28 février, s'ajoutant à une hausse initiale de 7,5 % jusqu'au début du mois de mars, selon l'indice Green Markets de Bloomberg. La fermeture du détroit d'Ormuz perturbe 45 % du commerce mondial des engrais. Les agriculteurs colombiens sont confrontés à une augmentation des coûts, ce qui a incité le gouvernement à mettre en place des subventions.
L'indice Bloomberg Green Markets Fertilizer Price Index a progressé de 22,57 %, passant de 753,26 dollars US la tonne le 27 février à 923,29 dollars US le 23 mars, après une hausse initiale de 7,5 % jusqu'au 6 mars. Les prix de l'urée ont bondi de 36,9 % pour atteindre 630 dollars US la tonne par rapport aux niveaux d'avant-guerre, après un premier saut de 24 % à 570 dollars US.
La fermeture du détroit d'Ormuz due au conflit affecte 45 % du commerce mondial des engrais, 22 % de celui de l'urée et 45 % du soufre, qui sont des intrants essentiels. La Colombie, qui importe environ deux millions de tonnes par an (un facteur clé représentant 12 à 30 % des coûts des cultures), dépend fortement de ces ressources dans un contexte de tensions plus larges sur l'approvisionnement, malgré des sources principales d'urée situées à Trinité-et-Tobago et aux États-Unis.
Les principaux fournisseurs sont Yara (365 000 tonnes, soit 18,2 % de part de marché), Precisagro (285 000 tonnes, soit 14,2 %) et Monómeros avec Ecofértil (248 000 tonnes, soit 12,4 %), suivis par Nitrofert, Nutrición de Plantas et C.I. Acepalma.
Le président Gustavo Petro a annoncé des subventions pour atténuer les répercussions. Les marchés se sont détendus lundi après que Donald Trump a suspendu les attaques contre le réseau électrique iranien pendant cinq jours, le pétrole Brent reculant à 96 dollars US le baril.