Le 5 novembre 2025, Shein a ouvert son premier magasin physique au BHV Marais à Paris, malgré les scandales liés à la vente de poupées à caractère pédopornographique et d'armes de catégorie A sur sa plateforme. Le gouvernement a immédiatement annoncé une procédure de suspension du site en ligne, saisissant la justice pour un blocage potentiel. Shein a réagi en suspendant temporairement sa marketplace en France.
L'ouverture du magasin Shein au BHV Marais, premier du genre au monde, a eu lieu le 5 novembre 2025 à 13h10, au milieu de manifestations et de critiques. Frédéric Merlin, patron du BHV, a défendu l'initiative pour attirer une clientèle populaire, affirmant avoir sélectionné les meilleurs produits de Shein et vérifié leur qualité. Des clients comme Aminata et Élodie ont exprimé leur satisfaction pour les prix bas, malgré des réserves sur la qualité et les conditions de production.
Peu après, à 14h34, le ministère de l'Économie a annoncé, sur instruction du Premier ministre, l'engagement d'une procédure de suspension de la plateforme Shein jusqu'à conformité avec les lois françaises. Le gouvernement a donné 48 heures pour retirer les armes de catégorie A, sous peine de réquisition numérique. À 15h06, Shein a suspendu sa marketplace en France, où des vendeurs tiers proposaient des produits litigieux, suite à des préoccupations internes. Quentin Ruffat, porte-parole de Shein, a pris acte de l'annonce et exprimé le souhait d'un dialogue rapide avec les autorités.
À 17h17, le gouvernement a précisé avoir saisi l'Arcom et le procureur pour les poupées pédopornographiques, confiées à l'Office des mineurs via quatre enquêtes. Le ministre de l'Intérieur a saisi la justice pour bloquer le site, invoquant des dommages à l'ordre public. La Commission européenne a été alertée sur les pratiques de Shein. Roland Lescure, ministre de l'Économie, a qualifié la situation de «dégueulasse», soulignant l'exposition des jeunes à des produits illicites.
Des élus de gauche, comme Emmanuel Grégoire et David Belliard, ont dénoncé une «faute morale» lors d'une conférence de presse, appelant à l'interdiction. Des députés PS et LR, Romain Eskenazi et Antoine Vermorel-Marques, ont exigé la fermeture du site dans une tribune, notant un franchissement de cap avec les produits pédopornographiques. Me Eric Barbry, avocat, a prédit un long marathon judiciaire avec deux procédures complémentaires.