Selon une nouvelle modélisation publiée dans la revue Nature, l'adoption mondiale de régimes alimentaires plus sains pourrait transformer l'agriculture et réduire considérablement les émissions liées au changement d'affectation des terres d'ici 2050.
L'étude prévoit que le respect des recommandations de la Commission EAT-Lancet 2025 réduirait l'utilisation mondiale des terres agricoles jusqu'à 6 % par rapport aux tendances actuelles. La valeur de la production animale pourrait chuter de 42 %, soit 630 milliards de dollars, par rapport aux niveaux de 2020, avec une diminution des troupeaux de ruminants d'environ 400 millions de têtes.
Les secteurs à base de plantes connaîtraient une dynamique inverse. Selon les modèles, la valeur combinée des légumes, des fruits, des noix et des légumineuses pourrait augmenter de 57 %, soit 890 milliards de dollars.
Les impacts régionaux varieraient sensiblement. Les chercheurs ont constaté que la production agricole totale des États-Unis pourrait chuter de 21 %, tandis que celle de l'Inde pourrait augmenter de 46 %.
Le Dr Matt Gibson, de la London School of Hygiene & Tropical Medicine, a déclaré que les gouvernements doivent affronter les intérêts puissants qui tirent profit du système actuel. Le co-auteur Daniel Mason-D’Croz, de l'université Cornell, a souligné que ces scénarios servent de guides pour les décisions politiques prises aujourd'hui plutôt que de prédictions.