La Chambre des représentants a adopté le 22 décembre le projet de loi de la Chambre n° 178, visant à fournir des remboursements automatiques aux abonnés internet et télécoms pour les interruptions prolongées de service. La mesure couvre les clients postpayés et prépayés sans exiger de demandes. Elle aborde le problème récurrent d'internet peu fiable aux Philippines.
Le 22 décembre, la Chambre des représentants a adopté le projet de loi de la Chambre n° 178, connu sous le nom de Loi sur le remboursement automatique des interruptions et perturbations des services internet et de télécommunications. L'auteure du projet, la représentante de Zamboanga Marlesa Hofer-Hasim, a déclaré : « Cela entraîne des pertes financières, des désagréments et des pratiques de facturation injustes, en particulier pour les travailleurs à distance, les étudiants en ligne et les abonnés prépayés. » La législation traite le défi de l'internet peu fiable dans le pays, où les Philippines figurent parmi les pires au monde en termes de fiabilité en 2024 selon OpenSignal.
Les remboursements sont automatiques et proratisés en fonction de la durée d'indisponibilité du service, déclenchés lorsque les interruptions totalisent 24 heures ou plus dans un mois. Les exclusions incluent les maintenances programmées annoncées au moins 48 heures à l'avance et ne dépassant pas 48 heures par mois, catastrophes naturelles comme les typhons ou tremblements de terre, ou perturbations causées par des tiers ou l'abonné. Pour les interruptions non planifiées, les opérateurs télécoms et fournisseurs internet doivent appliquer automatiquement les ajustements de facturation, supervisés par la Commission nationale des télécommunications (NTC) et le Département des technologies de l'information et des communications (DICT).
Les abonnés prépayés sont explicitement inclus, garantissant une protection égale. Les clients peuvent toujours contester les calculs de remboursement si nécessaire. Les sanctions pour les contrevenants incluent des amendes de P50 000 à P200 000 par infraction, avec des violations répétées risquant la suspension ou l'annulation de licence, plus le paiement obligatoire des crédits dus. Le projet de loi devrait renforcer la protection des consommateurs en transférant la responsabilité aux fournisseurs.