Le ministère de l'Intérieur de l'Union a émis une note classifiée à l'intention des secrétaires de tous les ministères et départements, avertissant que le partage d'informations « classifiées/sensibles » avec les médias pourrait entraîner des poursuites en vertu de la loi sur les secrets officiels. Cela met à jour une circulaire de 28 ans et vise toute communication non autorisée avec les médias.
Le gouvernement de l'Union a averti les fonctionnaires que le partage d'informations « classifiées/sensibles » avec les médias pourrait entraîner des poursuites en vertu de la loi sur les secrets officiels (OSA). Le mois dernier, le ministère de l'Intérieur a envoyé une note classifiée aux secrétaires de tous les ministères et départements, actualisant une circulaire datant de 28 ans. La note a été motivée par un « pic d'incidents de fuites d'informations sensibles à des éléments non autorisés ou indésirables » qui pourraient compromettre l'intérêt national et la sécurité, ainsi qu'embarrasser le gouvernement. La note indique : « Il est du devoir de tous les fonctionnaires publics de protéger les informations et documents auxquels ils ont accès dans le cadre de leurs fonctions officielles. Toute communication non autorisée avec les médias doit faire l'objet d'une action appropriée, et en cas de partage d'informations classifiées/sensibles, une action stricte en vertu de la loi sur les secrets officiels doit être envisagée. » Cette disposition ne s'applique pas aux porte-parole autorisés. La circulaire de trois pages a également été envoyée aux chefs des forces paramilitaires. Elle diffère de la version originale de décembre 1998, qui était consultative et ne mentionnait pas l'OSA. Les deux évoquent des fuites récentes au sein du gouvernement, bien qu'il ne soit pas clair quelle fuite spécifique a motivé la note, diffusée durant la deuxième semaine de janvier. La circulaire réitère que de telles actions violent la règle 11 des règles de conduite des services civils centraux, qui stipule : « Aucun fonctionnaire public ne devra, sauf en conformité avec un ordre général ou spécial du gouvernement ou dans l'accomplissement de bonne foi des devoirs qui lui sont assignés, communiquer, directement ou indirectement, tout document officiel ou partie de celui-ci ou information à un autre fonctionnaire public ou toute autre personne à laquelle il n'est pas autorisé à communiquer un tel document ou information. » Les fonctionnaires sont instruits de rediriger les questions des journalistes vers le Press Information Bureau (PIB) ou de demander l'autorisation du secrétaire avant de répondre. Elle suggère également de désigner des zones spéciales dans les bureaux gouvernementaux pour les interactions avec les médias. La note reconnaît le rôle important des médias dans la formation des perceptions sur le fonctionnement du gouvernement, mais insiste sur la prévention de la « dispersion rapide et non vérifiée d'informations/désinformation sur de multiples plateformes médiatiques par des employés gouvernementaux non autorisés. » HT a contacté les porte-parole du PIB et du MHA mais n'a reçu aucune réponse.