Le cas de Kilmar Abrego Garcia, expulsé à tort vers le Salvador malgré une ordonnance judiciaire, a mis en lumière les erreurs croissantes dans les expulsions migratoires aux États-Unis. Les avocats signalent une augmentation de déportations injustifiées similaires alors que l'administration poursuit des objectifs agressifs. Les défenseurs attribuent les erreurs à la précipitation des opérations, soulevant des inquiétudes sur les protections légales des immigrés.
L'expulsion de Kilmar Abrego Garcia en 2025 a attiré une large attention pour sa rapidité et son erreur. Travaillant au Maryland une semaine, il a été envoyé la suivante dans une prison notoire au Salvador, malgré la constatation d'un juge administratif d'une crainte crédible de torture là-bas. Un juge du Maryland a ordonné son retour en avril 2025, et il a réintégré les États-Unis via un bureau ICE à Baltimore en août 2025.Son avocat, Simon Sandoval-Moshenberg, a décrit l'affaire comme 'la pointe de la lance'. Il gère désormais une douzaine de cas similaires d'expulsions injustifiées, notant : 'le problème s'aggrave et ne s'améliore pas'. D'autres cas incluent Daniel Lozano-Camargo, un Vénézuélien de 20 ans expulsé vers le Salvador en violation d'une ordonnance judiciaire ; il a ensuite été envoyé au Venezuela dans un échange de prisonniers. Jordin Melgar-Salmeron, un Salvadorien de 31 ans, reste dans la même installation au Salvador après une ordonnance de juillet d'un panel d'appel de New York pour son retour, ignorée par les responsables en raison d'une 'confluence d'erreurs'.L'administration Trump vise un million d'expulsions par an, avec des quotas quotidiens accélérant les processus. Dara Lind du American Immigration Council a expliqué : 'les choses qui bougent trop vite est vraiment là où cette administration s'est engagée', menant à une mauvaise communication inter-agences. Les cas impliquent souvent des expulsions vers des pays tiers prohibés ou pendant des procédures d'asile en cours.Le Département de la Sécurité intérieure affirme respecter les ordonnances judiciaires et cibler ceux sans statut légal. Trina Realmuto de la National Immigration Litigation Alliance a observé une augmentation de tels cas au cours de l'année passée, bien que des expulsions injustifiées aient eu lieu sous les administrations précédentes. Des erreurs supplémentaires ont affecté les bénéficiaires de DACA comme Evenezer Cortez Martinez, expulsé vers le Mexique en mars malgré des protections, et Federico Reyes Vasquez, renvoyé au Mexique quatre jours après son arrestation en décembre, violant une suspension d'un juge de l'Utah.Ces incidents soulignent la décentralisation de l'application, où les protections d'une agence peuvent ne pas atteindre les opérations de détention, mettant en danger des individus vulnérables.