Stephen Parker, directeur de la National Independent Venue Association, a préconisé des mesures structurelles, dont une scission complète entre Live Nation et Ticketmaster, suite au verdict rendu en avril par un jury déclarant les deux entreprises responsables de pratiques monopolistiques et de ventes liées illégales. Il a soutenu que les mesures comportementales passées avaient échoué et a réclamé des plafonds sur la promotion, la cession des activités de gestion d'artistes et la mise en place d'une cloison étanche à long terme.
Un jury fédéral à Manhattan a statué contre Live Nation et Ticketmaster le 15 avril après un procès antitrust de six semaines, les jugeant responsables de monopoliser la billetterie primaire dans les grandes salles et amphithéâtres, et de lier leurs services de promotion aux salles et à la billetterie. Live Nation prévoit de faire appel.
Dans une tribune publiée le 1er mai, Stephen Parker, directeur exécutif de la National Independent Venue Association (NIVA), a esquissé des mesures structurelles offensives dans le cadre de la phase des recours en cours devant le juge Arun Subramanian. Représentant des salles, promoteurs et festivals indépendants, M. Parker a écarté les dommages financiers — tels que le surcoût de 1,72 dollar par billet constaté par le jury — les jugeant insuffisants pour rétablir la concurrence.
Il a proposé : 1) La séparation de Ticketmaster et de Live Nation ; 2) Le plafonnement de la promotion par Live Nation à 50 % de la tournée d'un artiste ; 3) La cession des activités de gestion d'artistes ; 4) Une « cloison étanche commerciale » de 15 ans pour empêcher toute reconsolidation.
M. Parker a souligné les violations répétées du décret de consentement inefficace du département de la Justice (DOJ) de 2010 suite à la fusion entre Live Nation et Ticketmaster. Il a cité le témoignage de John Abbamondi, ancien PDG de l'opérateur du Barclays Center, qui a décrit les pressions exercées par le PDG de Live Nation, Michael Rapino, après avoir menacé de quitter Ticketmaster — illustrant comment le contrôle des tournées verrouille les salles.
Selon M. Parker, ces mesures permettraient aux artistes de choisir indépendamment leurs managers, promoteurs et salles, favorisant ainsi la concurrence. La phase des recours se poursuit en attendant les intentions d'appel de Live Nation.