La Commission sud-africaine des droits de l'homme a enquêté sur le format des avis gouvernementaux publiés par l'imprimerie gouvernementale, et a constaté que nombre d'entre eux étaient des scans d'images uniquement, inaccessibles aux lecteurs d'écran et aux machines. En décembre 2025, elle a écrit au ministre des affaires intérieures pour lui demander des formats lisibles par machine. Le ministère s'est engagé à apporter des améliorations en janvier 2026.
En 2025, la Commission sud-africaine des droits de l'homme (SAHRC) a examiné les avis du gouvernement publiés par l'imprimerie gouvernementale sous l'égide du ministère de l'intérieur. Les tests ont révélé que de nombreux avis étaient publiés sous forme de scans d'images uniquement, souvent biaisés ou dégradés, empêchant la sélection du texte, l'interprétation par les logiciels de lecture d'écran et une reconnaissance optique de caractères efficace. Cela compromettait l'accès des personnes aveugles et malvoyantes et rendait le contenu invisible pour les systèmes numériques qui s'appuient sur des textes structurés. De telles pratiques empêchent l'inclusion dans les ensembles de données mondiaux, exacerbant ainsi les problèmes de biais de données soulevés par les institutions africaines. La Constitution sud-africaine, la loi sur la promotion de l'accès à l'information et la Convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées imposent des formats accessibles. En décembre 2025, la Commission sud-africaine des droits de l'homme a envoyé une lettre officielle au ministre de l'intérieur, soulignant les obligations légales et recommandant des publications textuelles générées numériquement et conformes aux normes d'accessibilité. La lettre souligne que les données accessibles soutiennent les droits des personnes handicapées et la participation démocratique. En janvier 2026, le ministère a répondu positivement, s'engageant à revoir les processus, à mettre en œuvre des changements techniques pour les formats lisibles par machine et à améliorer les contrôles de qualité. La SAHRC s'en félicite et suivra les progrès accomplis. L'intervention souligne la manière dont les pratiques de publication numérique recoupent les droits à l'égalité et à l'accès, et appelle à des réformes similaires dans toute l'Afrique pour garantir que les documents juridiques soient consultables et représentés dans les écosystèmes numériques. Nomahlubi Khwinana, commissaire de la SAHRC, et Dr Eileen Carter, directrice provinciale, sont les auteurs de l'article qui plaide en faveur de ces changements.