Les bras prothétiques pilotés par IA peuvent sembler les plus faire partie du corps lorsque leur mouvement d’atteinte autonome dure environ une seconde, suggère une expérience en réalité virtuelle rapportée dans *Scientific Reports*. Dans l’étude, cette vitesse intermédiaire a produit les notes les plus élevées en propriété corporelle, sensation de contrôle et convivialité, tandis que les mouvements très rapides et très lents ont réduit l’acceptation et augmenté l’inconfort.
Une étude dans Scientific Reports a examiné comment la vitesse de mouvement d’un bras prothétique autonome affecte si les gens le vivent comme « fait partie de moi » et à quel point ils l’évaluent positivement. L’article —« Movement speed of an autonomous prosthetic limb shapes embodiment, usability and robotic social attributes in virtual reality »— a été rédigé par Harin Hapuarachchi, Yasuyuki Inoue, Hiroaki Shigemasu et Michiteru Kitazaki et publié le 7 février 2026. La recherche a utilisé un montage en réalité virtuelle (VR) dans lequel les participants incarnaient un avatar dont l’avant-bras inférieur gauche était remplacé par un membre prothétique se déplaçant de lui-même lors d’une tâche d’atteinte. Dans l’expérience, la prothèse virtuelle s’est fléchie de manière autonome vers une cible le long d’une trajectoire de minimum secousse, la durée du mouvement variant sur six conditions de vitesse allant de 125 millisecondes à 4 secondes. Après chaque condition, les participants ont évalué plusieurs mesures couramment utilisées dans les recherches sur l’incarnation et l’interaction homme-robot : sensation de propriété corporelle, sensation d’agence, convivialité perçue via l’échelle System Usability Scale (SUS), et impressions sociales via l’échelle Robotic Social Attributes Scale (RoSAS), qui inclut compétence, chaleur et inconfort. Sur l’ensemble des mesures liées à l’incarnation et à l’acceptation pratique, l’étude a trouvé un avantage constant de « vitesse moyenne ». Les notes de propriété, d’agence et de convivialité étaient les plus élevées quand le mouvement durait environ 1 seconde, et significativement plus basses aux deux extrêmes — la condition la plus rapide (125 millisecondes) et la plus lente (4 secondes). Le mouvement le plus rapide a aussi produit les notes d’inconfort les plus élevées. La compétence perçue était notée plus haut à des vitesses modérées à modérément rapides qu’à des vitesses plus lentes, tandis que la chaleur ne montrait pas de dépendance claire à la vitesse. Les résultats s’ajoutent aux efforts en cours pour concevoir des dispositifs prothétiques pouvant inclure une assistance autonome ou semi-autonome — des systèmes capables de bouger sans entrée utilisateur continue pour aider aux actions quotidiennes. Une telle autonomie pourrait améliorer la fonctionnalité, mais les résultats suggèrent que les concepteurs doivent ajuster le timing du mouvement pour qu’il corresponde à ce que les utilisateurs acceptent facilement comme humain-like, plutôt que de prioriser uniquement la vitesse. Les chercheurs ont indiqué que les implications pourraient s’étendre au-delà des bras prothétiques à d’autres technologies fonctionnant comme extensions corporelles — telles que exosquelettes et robots portables — où un mouvement qui semble « bizarre » peut miner le confort et l’acceptation. Ils ont aussi souligné la VR comme moyen d’évaluer les perceptions utilisateurs tôt et en sécurité, et noté que des recherches futures pourraient tester si une exposition à long terme change la perception des différentes vitesses de mouvement. Le travail a été soutenu par des programmes de financement de recherche japonais et des fondations, incluant JSPS KAKENHI, JST et MEXT, ainsi que la Murata Science and Education Foundation.