La Cour suprême a suspendu jeudi l'ordonnance de la Haute Cour du Chhattisgarh condamnant Amit Jogi à la réclusion à perpétuité pour le meurtre en 2003 de Ram Avtar Jaggi, un rival politique de son père, Ajit Jogi. Les juges Vikram Nath et Sandeep Mehta ont émis un avis sur l'appel de Jogi et ont suspendu le jugement de la Haute Cour du 2 avril 2026. Le banc a ordonné que la condamnation en vertu des articles 302 et 120B du Code pénal indien (IPC) ainsi que la peine de prison à vie restent suspendues dans l'attente de l'audience.
La Cour suprême a émis un avis sur l'appel d'Amit Jogi et a suspendu l'ordonnance de la Haute Cour du Chhattisgarh du 2 avril 2026 le condamnant en vertu des articles 302 et 120B de l'IPC pour le meurtre de Ram Avtar Jaggi. La Haute Cour avait condamné Jogi à la réclusion à perpétuité et à une amende de 1 000 roupies, assortie de six mois de travaux forcés en cas de défaut de paiement. Le banc composé des juges Vikram Nath et Sandeep Mehta a statué que la condamnation et la peine demeureraient suspendues.
La Haute Cour a qualifié l'acquittement de Jogi par le tribunal de première instance le 31 mai 2007 de « manifestement illégal, erroné, pervers, contraire aux preuves disponibles au dossier et sans aucune base concrète ». Ram Avtar Jaggi, dirigeant du National Congress Party et rival d'Ajit Jogi, a été assassiné par des assaillants inconnus le 4 juin 2003.
La police locale avait initialement désigné cinq accusés dans l'acte d'accusation. Après que Satish Jaggi, le fils de la victime, a exprimé son mécontentement, l'enquête a été transférée au CBI. En mai 2007, le tribunal de première instance a condamné 28 personnes mais a acquitté Jogi, invoquant une insuffisance de preuves.
L'État et Satish Jaggi ont fait appel de l'acquittement devant la Haute Cour, qui a rejeté les requêtes le 12 septembre 2011 pour cause de retard. Le 6 novembre 2025, la Cour suprême a annulé ce rejet et a renvoyé l'affaire devant la Haute Cour pour un nouvel examen de l'appel du CBI.