La Garde côtière américaine a saisi ce week-end le pétrolier chinois Centuries et poursuivi le Bella 1 au large des côtes vénézuéliennes, accentuant le blocus imposé par le président Trump sur les navires pétroliers sanctionnés. Ces actions s’inscrivent dans la continuité des récentes interceptions du Skipper et du Centuries, destinées à faire pression sur le régime de Nicolás Maduro.
S’appuyant sur des interceptions antérieures — notamment la saisie du Skipper le 10 décembre par un assaut en hélicoptère et l’abordage du Centuries le 21 décembre —, les forces américaines ont visé deux nouveaux pétroliers ce week-end. Samedi, la Garde côtière a saisi le Centuries, battant pavillon panaméen et non soumis à des sanctions américaines, tout en poursuivant simultanément le Bella 1 qui se dirigeait vers le Venezuela pour charger du pétrole.
Ces opérations s’alignent sur le blocus déclaré par Trump contre les pétroliers sanctionnés entrant ou sortant du Venezuela, visant à freiner les exportations pétrolières qui financent Maduro. Cette campagne inclut également des frappes américaines depuis septembre contre plus d’une vingtaine de navires soupçonnés de liens avec le trafic de drogue dans les Caraïbes et le Pacifique, ayant causé plus de 100 morts.
Les critiques se sont multipliées dimanche lorsque le sénateur républicain du Kentucky Rand Paul a condamné ces actions : « Je considère cela comme une provocation et un prélude à la guerre... Ce n’est pas le rôle du soldat américain d’être le policier du monde. Je ne suis donc pas pour la confiscation de ces navires. Je ne suis pas pour faire exploser ces bateaux transportant des personnes non armées soupçonnées d’être des trafiquants de drogue. »
Ces mesures accentuent les tensions entre les États-Unis et le Venezuela, accompagnées de demandes plus larges pour le retour des actifs pétroliers américains expropriés.