Une enquête de Vogue Business menée auprès de 251 lecteurs révèle une méfiance généralisée envers l'IA dans les achats de mode et de beauté, plus de la moitié des sondés ne l'ayant jamais utilisée à de telles fins. Les consommateurs privilégient les éléments humains, comme les influenceurs, aux recommandations par IA et expriment des inquiétudes concernant la créativité, l'emploi et la protection des données. Ces résultats soulignent des opportunités pour une utilisation discrète de l'IA en arrière-plan dans le commerce de détail de luxe.
Vogue Business a interrogé 251 lecteurs de Vogue, Vogue Business et GQ au Royaume-Uni, aux États-Unis et en Europe entre le 16 mars et le 7 avril 2026. Si 43 % utilisent régulièrement des chatbots comme ChatGPT à des fins générales, l'adoption pour le shopping mode et beauté accuse un retard : 54 % ne les ont jamais utilisés, seuls 2 % les utilisent toujours et 12 % souvent. ChatGPT arrive en tête avec 63 % parmi les utilisateurs, suivi de Google Gemini à 38 % et Claude d'Anthropic à 23 %. ^1^ [Données de l'enquête Vogue Business, avril 2026.] 1 : Recherche interne Condé Nast, 251 répondants âgés de 16 ans et plus, 76 % de femmes, 55 % basés au Royaume-Uni. Seuls 8 % font confiance aux chatbots IA pour des recommandations, contre 27 % pour les influenceurs, tandis que 49 % ne font confiance à aucun des deux. Un répondant a fait remarquer : « L'IA ne peut pas essayer physiquement les produits », contrairement aux influenceurs. Les principales préoccupations concernent la perte de créativité (23 %), le remplacement des emplois (19 %), la réduction des interactions humaines (18 %) et la confidentialité des données (17 %). Cinquante et un pour cent percevraient plus négativement les marques de luxe utilisant l'IA dans leurs produits, bien que 46 % trouvent l'IA enthousiasmante pour l'avenir de la mode. Dans les magasins physiques, privilégiés par 40 % des répondants, 66 % ont déclaré que des robots IA nuiraient à leur expérience. La confiance dans les recommandations par IA s'établit à 24 %, avec 55 % de méfiance, sur fond de réticence à partager des données sensibles telles que les coordonnées bancaires (72 % non disposés). Seuls 31 % laisseraient un agent IA gérer leurs achats. Les consommateurs citent le stylisme des tenues et le respect du budget comme des défis majeurs, pourtant seulement 11 % utilisent l'IA pour des recommandations personnalisées, 62 % affirmant qu'elle ne cerne le style que parfois. Un répondant a déclaré : « Une machine ne peut pas comprendre les nuances de ce qui pourrait m'inspirer. » L'enquête suggère aux marques d'utiliser une « IA invisible » pour la gestion des stocks et la relation client afin d'équilibrer efficacité et authenticité.