Dans le contexte de la crise de l'eau persistante à Johannesburg—marquée notamment par une confrontation sur le site en février—la ville a inauguré le réservoir et le château d'eau de Brixton le 29 avril 2026, augmentant ainsi sa capacité de stockage. Les autorités ont salué cette réalisation comme un pas vers un approvisionnement fiable, tandis que les critiques ont souligné la persistance des fuites, les retards et une résilience qui reste à prouver lors des coupures.
Le projet du réservoir et du château d'eau de Brixton, dont le site a été le théâtre d'une confrontation virale en février dernier entre un résident et le maire Dada Morero au sujet des coupures prolongées, a été officiellement lancé par la ville de Johannesburg le 29 avril 2026. Le maire Morero a qualifié cet événement de « nouveau pas en avant dans l'engagement de Johannesburg en faveur de services d'eau fiables et durables ». L'installation comprend un réservoir au sol de 26 mégalitres, une tour de deux mégalitres et des infrastructures de pompage visant à améliorer le stockage et la pression dans le système d'approvisionnement en eau de Commando, qui dessert Brixton, Crosby et Hurst Hill.
La ministre de l'Eau et de l'Assainissement, Pemmy Majodina, présente lors de l'inauguration, a souligné que cet équipement garantirait un approvisionnement ininterrompu à des institutions clés telles que l'hôpital mère-enfant Rahima Moosa, l'hôpital Helen Joseph et l'Université de Johannesburg. Les responsables de Rand Water et de Johannesburg Water ont exprimé leur fierté face à cette étape importante.
Le Dr Ferrial Adam, de WaterCAN, a salué cette avancée tout en prévenant que « les fuites sont toujours là » et que l'efficacité réelle devra être testée lors de la prochaine coupure. Initialement prévu pour début 2025 après un lancement des travaux en juillet 2023, le projet a subi des retards dus à des litiges de paiement et à des tests de qualité de l'eau.
Le conseiller de l'Alliance Démocratique (DA), Kyle Jacobs, a accusé l'ANC de s'attribuer le mérite d'un projet initié par la DA, bloqué sous leur mandat, puis relancé sous la pression des résidents et de la DA. Ravin Singh, du Comité de crise de l'eau de Johannesburg, a exigé plus de transparence dans un contexte où les pertes d'eau nationales approchent les 19 milliards de rands en raison des pannes.