Dans la crise persistante des prix des carburants en Allemagne, provoquée par les tensions au Moyen-Orient, l'économiste Veronika Grimm met en garde contre les rabais visant à maintenir des prix élevés et à freiner la demande, en citant les graves goulets d'étranglement de l'offre dans le détroit d'Ormuz. Elle critique les mesures d'allègement générales dans un contexte de marge de manœuvre budgétaire limitée.
**Alors que l'Allemagne est confrontée à la flambée des prix des carburants suite aux mesures prises par le gouvernement pour limiter les hausses quotidiennes et puiser dans les réserves de pétrole (rapporté le 12 mars), Veronika Grimm, membre du Conseil des experts économiques, a appelé à la modération en matière d'allègements supplémentaires. "Il ne faut surtout pas toucher aux réductions sur les carburants", a-t-elle déclaré à RedaktionsNetzwerk Deutschland (RND).
Mme Grimm a mis l'accent sur les contraintes d'approvisionnement : 20 % du gaz liquide et du pétrole transitent par le détroit d'Ormuz, perturbé par le conflit entre les États-Unis, Israël et l'Iran. "Nous devons maintenir des incitations élevées pour freiner la demande, sinon nous exacerberons la crise", a-t-elle déclaré. Les hausses de prix proviennent des raffineries, qui font l'objet d'une enquête de l'Office fédéral des cartels, plutôt que des stations-service.
Le gouvernement fait progresser la transparence des prix par le biais d'un projet de loi autorisant les changements une fois par jour à midi ; la ministre de l'économie, Katherina Reiche, rejette des plafonds plus larges en raison des limites budgétaires. M. Grimm a lancé un avertissement : "Nous ne pouvons pas habituer la population à ce que l'État couvre tous les risques en cas de crise.
Le président de l'Office des cartels, Andreas Mundt, a mis l'accent sur la volatilité et la transparence ; les entreprises doivent prouver qu'elles respectent les règles. La loi devrait être adoptée avant Pâques.
Parmi les propositions alternatives, l'expert de la DUH, Constantin Zerger, préconise des billets d'avion moins chers et l'e-mobilité, et le premier ministre de Saxe-Anhalt, Sven Schulze (CDU), des réductions de la taxe sur l'énergie, que M. Grimm a qualifiées de bureaucratiques.