La Commission des services judiciaires (JSC) a publié une réglementation détaillée définissant les procédures de révocation des juges des cours supérieures. Ces règles couvrent aussi bien les actions initiées par la commission que les pétitions citoyennes. Elles visent à garantir la responsabilité judiciaire tout en préservant l'indépendance de l'institution.
La Commission des services judiciaires (JSC) a publié une réglementation complète en vertu des articles 47(1) et 47(2)(c) de la Loi sur les services judiciaires afin de mettre en œuvre l'article 168 de la Constitution. Ces règles s'appliquent aux juges des cours supérieures et définissent deux voies principales : les révocations initiées par la commission elle-même et les pétitions émanant du public. Un comité composé d'au moins cinq membres de la JSC, dont un président, enquêtera sur tous les dossiers. Il pourra citer des témoins à comparaître, recevoir des preuves et exiger des documents pour mener des enquêtes approfondies. Pour les révocations initiées par la commission, la JSC procède à un examen préliminaire d'informations crédibles concernant des motifs tels que l'incapacité, l'incompétence, une faute grave, un manquement à l'éthique judiciaire ou la faillite. Si la procédure est retenue, le juge reçoit les allégations, les déclarations des témoins ainsi que les documents, et dispose d'un délai de 21 jours pour répondre. Tout membre du public peut soumettre une pétition gratuite précisant le nom du juge, les faits et les preuves. La JSC accuse réception sous sept jours et procède à un examen préliminaire dans un délai de 30 jours. Si la demande est jugée recevable, elle est notifiée au juge qui dispose de 21 jours pour répondre. Les audiences prévoient l'audition de témoins sous serment, des contre-interrogatoires et la possibilité de séances à huis clos pour les parties vulnérables. Le comité rend un rapport sous 14 jours, recommandant soit le renvoi, soit la saisine du Président conformément à l'article 168(4). Les règles autorisent également les dépôts électroniques, les audiences virtuelles et les commentaires publics jusqu'au 8 avril.