Brian DePena, maire de Lawrence, Massachusetts, a demandé un interprète lors d'une récente audience au tribunal mais s'est vu refuser. L'audience concernait un ancien chef de police, et l'incident a mis en lumière les barrières linguistiques pour cet officier né en République dominicaine. Les réactions sur les réseaux sociaux ont amplifié la controverse.
Vendredi, Brian DePena, maire de Lawrence, Massachusetts, est apparu devant la Commission des normes et de la formation des agents de la paix (POST). Au cours de la procédure, DePena, originaire de la République dominicaine, a demandé que son assistant personnel serve d'interprète. Le juge a rejeté la demande, invoquant des préoccupations concernant le manque de vérification indépendante de l'assistant. Ni le juge ni l'avocat adverse ne parlant espagnol, les officiels ont craint des erreurs de traduction potentielles pouvant affecter l'affaire.
L'audience portait sur l'ancien chef de la police de Lawrence, William Castro, allié politique de DePena. Castro a perdu ses accréditations policières après un incident en 2024 où il a conduit dans le mauvais sens sur une rue de la ville lors d'une poursuite. Il a déposé un rapport affirmant qu'il répondait à un braquage de banque armé, mais des documents ont ensuite révélé que la poursuite découlait d'une accusation de chèque sans provision. Des enquêtes de NBC10 Boston ont révélé les efforts de DePena pour limiter l'enquête sur Castro.
DePena a immigré de la République dominicaine à New York au début des années 1980 et s'est installé à Lawrence en 1989. La ville, qui est à plus de 82 % hispanique selon les données du recensement, compte une population hispanophone importante. Une vidéo de l'échange en salle d'audience, partagée par Libs of TikTok le 22 décembre 2025, est rapidement devenue virale.
Les réactions en ligne ont varié, les utilisateurs exprimant leur choc. L'un a commenté : « Comment est-ce possible dans la vraie vie ? » Un autre a dit : « C'est absurde. Nous vivons dans un monde de parodie. » Les critiques ont remis en question l'éligibilité au poste, déclarant : « Si vous ne parlez pas anglais, vous ne devriez même pas être éligible à la citoyenneté, encore moins à un poste public. » D'autres ont demandé : « Comment représentez-vous les Américains si vous ne comprenez même pas notre langue ? »
Cet épisode met en évidence les défis pour les non-anglophones natifs dans les rôles publics, particulièrement dans des communautés diversifiées comme Lawrence.