La gouverneure du Valle del Cauca, Dilian Francisca Toro, a déposé une requête pour outrage contre le député Jonhy Acosta pour ne pas avoir respecté un ordre de la Cour constitutionnelle ordonnant le retrait de publications mensongères sur les réseaux sociaux. La demande a été soumise à un tribunal de Cali le 23 décembre 2025, affirmant qu'Acosta continue de diffuser des informations inexactes malgré la décision.
À Cali, le 23 décembre 2025, la gouverneure Dilian Francisca Toro, par l'intermédiaire de son avocate Gloria Stella Ortiz Delgado, a formellement demandé au Juzgado Sexto de Ejecución de Penas y Medidas de Seguridad d'engager une procédure pour outrage contre le député Jonhy Acosta. Cela découle du refus d'Acosta de retirer, dans le délai de 48 heures fixé par la sentencia T-520 de 2025 de la Cour constitutionnelle, des publications sur les réseaux sociaux contenant de fausses informations sur la dirigeante départementale.
L'ordre judiciaire visait à protéger les droits fondamentaux de Toro contre des contenus diffusés dans le débat politique. Néanmoins, sa défense affirme qu'Acosta a continué à publier des messages violant la décision. «La sentence a clairement indiqué que l'opposition politique est protégée constitutionnellement, mais pas lorsqu'il s'agit d'informations fausses, mensongères ou contraires à la réalité», a déclaré Ortiz Delgado dans la requête, en joignant une vidéo récente comme preuve des déclarations persistantes du député.
De son côté, Acosta a affirmé sur les réseaux sociaux que la Cour n'a pas conclu qu'il avait exercé une violence de genre contre la gouverneure et que la décision ne concernait que la clarification de deux publications spécifiques, et non plus de 130 comme demandé. Cette interprétation suscite la controverse, la défense de Toro estimant qu'elle minimise la portée de la sentence et perpétue la revictimisation.
La sentencia T-520 de 2025 est considérée comme historique pour distinguer la surveillance politique légitime de la diffusion d'informations fausses portant atteinte aux droits. Elle fixe également un précédent pour l'application de la loi 2453 de 2025, visant à prévenir et punir la violence contre les femmes en politique. Le tribunal évaluera désormais s'il y a lieu de poursuivre la procédure pour outrage afin d'assurer l'exécution effective de la décision.