Un nouveau modèle théorique du Caltech indique que les étoiles semblables au Soleil, proches de la fin de leur vie, peuvent recevoir des milliers de petites impulsions de vitesse dues à des éruptions de gaz asymétriques. Ces effets cumulatifs pourraient perturber les systèmes binaires larges ou, plus rarement, provoquer des collisions stellaires. Ces résultats ont été présentés lors d'une conférence majeure en astronomie.
Jim Fuller, astrophysicien théoricien au Caltech, a développé ce modèle à partir de simulations de convection au sein de géantes rouges vieillissantes. Les calculs montrent qu'environ 10 000 éjections chaotiques de matière sur plusieurs centaines de milliers d'années peuvent conférer une vitesse nette d'environ 1 kilomètre par seconde par un processus de marche aléatoire. Fuller a présenté ces travaux lors de la 248e réunion de l'American Astronomical Society à Pasadena. L'étude, intitulée "White Dwarf Kicks via Episodic Mass Ejection from Red Giant Stars", a été soumise aux Publications of the Astronomical Society of the Pacific et a été financée par le Caltech. Des observations réalisées par l'astronome du Caltech Kareem El-Badry, montrant une diminution du nombre de systèmes binaires larges après qu'une étoile soit devenue une naine blanche, ont apporté des preuves à l'appui. Fuller a souligné que chaque éruption suit la troisième loi de Newton, exerçant sur l'étoile une poussée égale et opposée. El-Badry a affirmé que ce modèle explique une observation qui l'intriguait depuis des années. Ce même mécanisme pourrait, dans de rares cas, modifier les orbites suffisamment pour déclencher des collisions entre des compagnons binaires.