L'Assemblée nationale a avancé l'application du nouveau congé de naissance à janvier 2026, malgré des contraintes techniques initialement prévues pour juillet 2027. Ce dispositif supplémentaire de deux mois, fractionnable, s'ajoute aux congés maternité et paternité existants et offre une indemnisation plus élevée. Le ministère de la Santé confirme que tous les parents d'un bébé né à partir du 1er janvier 2026 en bénéficieront, bien que la mise en œuvre technique se fera de manière dégradée au cours de l'année.
Le budget de la Sécurité sociale pour 2026, voté définitivement le 16 décembre 2025, introduit un «congé supplémentaire de naissance» de deux mois maximum, fractionnable, pour chacun des parents. Initialement prévu pour juillet 2027 en raison de contraintes techniques, le gouvernement avait ajusté cette date à janvier 2027 au Sénat, mais l'Assemblée nationale a imposé l'entrée en vigueur au 1er janvier 2026. Sont concernés les parents d'enfants nés ou adoptés à partir de cette date, ainsi que ceux nés en 2025 avec un terme prévu en 2026.
Ce congé s'ajoute aux 16 semaines de congé maternité et 28 jours de congé paternité actuels, avec un niveau d'indemnisation supérieur au congé parental maintenu. Selon les modalités prévues, l'indemnisation serait de 70 % du salaire net antérieur pour le premier mois et 60 % pour le second. Les décrets d'application, à publier après la promulgation de la loi, préciseront les détails pratiques, comme le délai de prévenance de l'employeur (entre 15 jours et un mois) et la période pour prendre le congé après la naissance.
La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a reconnu les défis techniques lors d'une intervention sur Franceinfo le 18 décembre 2025 : «Évidemment, nous allons respecter la loi, même si j'avais pu dire qu'il y avait des sujets techniques pour y arriver. Donc on va le faire, on va y arriver, mais de façon dégradée». Le ministère de la Santé a annoncé à l'AFP que la mise en œuvre technique interviendra «dans le courant de l'année», assurant ainsi l'accès au dispositif dès les naissances de 2026.