Le ministère public de Santa Catarina a identifié des incohérences et des lacunes dans les rapports de police sur la mort du chien Orelha à Florianópolis et demandera des enquêtes supplémentaires. La police a clos l'enquête le 3 février, inculpant un adolescent et demandant son internement, mais le MP appelle à un examen plus approfondi de l'implication d'autres suspects et de possibles coercitions. L'affaire a relancé le débat national sur la réduction de l'âge de la majorité pénale.
La mort du chien Orelha, survenue dans la nuit du 4 janvier sur la Praia Brava à Florianópolis, a suscité un vaste écho et relancé les discussions sur la réduction de l'âge de la majorité pénale au Brésil. La police a clos l'enquête le 3 février, inculpant l'un des quatre adolescents enquêtés et demandant son internement, tandis que les autres ont été écartés du rapport. Cependant, le ministère public de Santa Catarina a annoncé le 6 février avoir relevé des « incohérences » et des « lacunes » dans les documents, exigeant une reconstitution plus précise des faits. Le 10e parquet de la capitale, chargé de la Jeunesse et de l'Enfance, a pointé des failles dans l'évaluation de l'implication des jeunes dans des actes similaires à la cruauté envers les animaux. Sur les quatre suspects, un seul a été formellement accusé initialement, mais le MP questionne le lien entre l'agression contre l'animal et les prétendues coercitions exercées par des parents adultes contre un concierge de copropriété. Les rapports médico-légaux indiquent que Orelha a subi un coup contondant à la tête, possiblement d'un coup de pied ou d'un objet, vers 5 h 30, corroboré par une vidéo d'un suspect quittant et revenant à la copropriété. L'affaire a provoqué un « lynchage virtuel » sur les réseaux sociaux, avec la divulgation de noms et photos des adolescents, en violation de la loi, affectant des innocents. Les défenses invoquent l'influence de la désinformation et nient toute intention de fuite, comme les rumeurs d'envoi de l'inculpé en Australie. Les militants exigent une fédéralisation, mais le délégué Ulisses Gabriel l'a réfutée, citant l'absence d'omission judiciaire ou de graves violations des droits humains. L'épisode a alimenté des opinions divergentes sur la majorité pénale. Le député Mendonça Filho (União Brasil-PE), rapporteur de la PEC pour un référendum en 2028, soutient la réduction à 16 ans, arguant que l'impunité encourage les crimes et citant des cas comme Suzano et Aracruz. L'avocate Ariane de Souza de l'OAB contre-attaque que les mesures socio-éducatives sont plus efficaces, avec 20 % de récidive à la Fundação Casa contre 41 % en prison adulte, et met en garde contre l'inconstitutionnalité. Les données du CNJ montrent 12 000 adolescents privés de liberté, moins de 1 % des 28 millions de cet âge, avec une réduction des internés sur 10 ans grâce à des politiques d'inclusion. Les experts soulignent que les jeunes sont plus victimes que auteurs de crimes, et que les échecs de l'État et de la société contribuent à la délinquance.