Le chef de la majorité au Sénat, John Thune, a annoncé que les républicains prévoient de réviser la loi sur la sauvegarde de l’éligibilité des électeurs américains pour imposer une pièce d’identité avec photo aux élections fédérales. Ce changement vise à combler les lacunes des lois électorales actuelles en exigeant une pièce d’identité dans les bureaux de vote. Le projet de loi original, adopté par la Chambre en avril 2025, se concentrait sur la preuve de citoyenneté lors de l’inscription.
Mercredi, le chef de la majorité au Sénat, John Thune (R-SD), a révélé que les dirigeants républicains entendent modifier la loi sur la sauvegarde de l’éligibilité des électeurs (SAVE), initialement introduite par le sénateur Mike Lee (R-UT). Cette législation modifierait la loi sur l’inscription des électeurs nationale de 1993 et inclut déjà des mesures exigeant une preuve documentaire de citoyenneté — comme des passeports, certificats de naissance ou dossiers militaires — pour l’inscription des électeurs. Elle oblige également les États à retirer les non-citoyens des listes électorales et impose des sanctions pénales aux responsables qui inscrivent des personnes non éligibles. La refonte proposée cible une lacune perçue : l’absence d’exigence de pièce d’identité avec photo lors du vote. Thune a expliqué aux journalistes : « Elle inclut actuellement une exigence d’être citoyen pour s’inscrire sur les listes électorales, mais pas d’être résident pour voter. En d’autres termes, si vous voulez ce qu’on appelle l’ID électoral, pièce d’identité avec photo, quand quelqu’un entre dans l’isoloir pour voter, cela n’est pas couvert par le projet actuel. Donc, cela va être corrigé et traité. » Il a ajouté qu’il soutient la mise à jour et pense que la plupart de ses collègues du Sénat aussi. À l’échelle nationale, les règles d’ID électoral varient : 36 États exigent une forme d’identification, tandis que 14 se fient à la correspondance de signatures ou à une affirmation verbale. Les partisans soulignent un fort soutien public, les sondages montrant 80 % d’Américains en faveur, dont 97 % des républicains, 84 % des indépendants, 53 % des démocrates et 77 % des électeurs minoritaires. Une étude du National Bureau of Economic Research soutient leur point de vue, ne trouvant aucun impact significatif sur la participation électorale de telles lois. Les opposants soutiennent que des règles d’ID strictes et des restrictions sur l’inscription par courrier pourraient entraver ceux qui n’ont pas un accès facile aux documents, affectant potentiellement la participation des groupes vulnérables. Le projet révisé se dirige maintenant vers le Sénat, où les divisions partisanes pourraient compliquer son adoption malgré l’optimisme de Thune.