Un récent rapport de l'ONU met en garde contre une 'faillite hydrique' imminente à l'échelle mondiale, aggravée par le changement climatique. Il plaide pour une comptabilité de l'eau transparente et une distribution équitable. En Inde, les régions himalayennes connaissent des sécheresses de neige qui affectent les approvisionnements en eau.
Un rapport des Nations Unies publié en début de semaine met l'accent sur les risques pour la sécurité de l'eau dus à la pollution et à des modes de consommation non durables. Le changement climatique a intensifié la crise. Les températures croissantes perturbent les régimes de précipitations, affectent le cycle de l'eau, et la retraite des glaciers rend les débits fluviaux erratiques, entraînant des 'chocs de fouet' entre inondations et périodes sèches. Les sécheresses, pénuries et incidents de pollution, autrefois considérés comme temporaires, deviennent chroniques dans de nombreuses régions, qualifiés de 'faillite hydrique' par le rapport.nTitre : Faillite hydrique mondiale, l'étude note que toutes les bassins et pays ne sont pas affectés de manière égale. Elle souligne toutefois à juste titre que 'les bassins sont interconnectés par le commerce, les migrations, la météo et d'autres éléments clés de la nature. Une faillite hydrique dans une zone exercera plus de pression sur les autres et peut accroître les tensions locales et internationales.'nnL'hiver himalayen actuel illustre les irrégularités de précipitations dues au climat. L'Uttarakhand, l'Himachal Pradesh et le Jammu-et-Cachemire font face à des sécheresses de neige. Les météorologues attribuent la période sèche à l'affaiblissement des perturbations occidentales. La fin de saison pourrait être moins aride, mais les chutes de neige fin janvier ou début février offrent des avantages limités. La neige tardive fond rapidement, privant les sols d'une recharge maximale en humidité. À l'opposé, la neige précoce fond progressivement, alimentant les rivières en eau régulière. Une étude de l'IIT-Mandi de l'année dernière a mis en évidence que les précipitations erratiques – intensifiées au cours des cinq dernières années – affectent l'agriculture, l'hydroélectricité et le calendrier des débits fluviaux.nnLes efforts de gestion de l'eau dans le monde, y compris en Inde, ont historiquement priorisé des approvisionnements stables pour les ménages, les agriculteurs et l'industrie. Aujourd'hui, les discussions couvrent de plus en plus la recharge des aquifères, la récolte d'eau de pluie et les cultures économes en eau. Néanmoins, les mesures d'utilisation prudente accusent un retard sur les approches axées sur l'offre. Le rapport de l'ONU appelle à une comptabilité de l'eau transparente, à la protection des aquifères, à des limites d'extraction exécutoires et à l'équité dans la distribution de l'eau.