Le Viksit Bharat Shiksha Adhishthan Bill, 2025, vise à établir un régulateur unifié de l'enseignement supérieur en intégrant les fonctions de l'UGC, de l'AICTE et du NCTE. Il prive le nouveau conseil réglementaire de l'autorité de distribuer des subventions ou de réglementer les frais, se concentrant plutôt sur les normes et les sanctions. La législation s'aligne sur la National Education Policy 2020 pour rationaliser la surveillance du secteur.
Le Viksit Bharat Shiksha Adhishthan Bill, 2025, est prêt à être présenté lors de la session parlementaire en cours. Cette proposition de loi vise à créer une commission globale, la Viksit Bharat Shiksha Adhishthan, qui supervisera trois conseils spécialisés : le Conseil réglementaire, le Conseil des normes et le Conseil d'accréditation. Ces organismes géreront la régulation, la définition des normes et l'accréditation des établissements d'enseignement supérieur, remplaçant ainsi efficacement la loi sur la Commission des subventions universitaires (UGC) de 1956, la loi sur le Conseil indien tout compris pour l'éducation technique (AICTE) de 1987 et la loi sur le Conseil national pour la formation des enseignants (NCTE) de 1993.
Il est notable que le Conseil réglementaire n'aura pas le pouvoir d'allouer des subventions aux établissements ou de contrôler les frais, ce qui diffère des cadres précédents. L'UGC distribuait auparavant des fonds aux universités centrales et pouvait influencer les structures de frais par des réglementations, tandis que l'AICTE gérait les subventions pour les établissements techniques. Selon le nouveau projet de loi, le financement des instituts d'enseignement supérieur financés par l'État central échappe au champ d'action des conseils et sera géré séparément par le Ministère de l'Éducation, conformément à la vision de la National Education Policy (NEP) 2020 de séparer le financement des fonctions réglementaires.
Le projet de loi habilite le Conseil réglementaire à imposer le respect par des pénalités, allant d'un minimum de 10 lakh roupies à 2 crore roupies pour les infractions, avec les amendes les plus élevées pour la création non autorisée d'établissements. Il promeut une politique contre la commercialisation de l'enseignement supérieur et exige la divulgation publique en ligne des détails des établissements.
La commission sera dirigée par un président nommé par le Président de l'Inde, assisté de jusqu'à 12 membres incluant les présidents des conseils et des experts. Chaque conseil aura un président avec au moins 10 ans d'expérience professorale et jusqu'à 14 membres, intégrant des représentants des États en rotation.
En cas de divergences politiques, la décision du gouvernement central prévaut, et il peut suspendre les organismes pour jusqu'à six mois avec l'approbation présidentielle. La législation exclut les programmes médicaux, juridiques et professionnels similaires mais intègre la supervision de l'éducation architecturale. Ses objectifs mettent l'accent sur la réduction de la sur-réglementation via un système à guichet unique piloté par la technologie basé sur l'auto-déclaration, favorisant un cadre 'léger mais strict' tel que décrit dans la NEP 2020.