Nicholas Emiliou, avocat général à la Cour de justice des Communautés européennes, s'est rangé du côté des clients de Tipico dans son avis, soulignant la nécessité de licences nationales et de remboursements potentiels des mises. Des milliers de parieurs espèrent des milliards de remboursements.
Jeudi, Nicholas Emiliou, avocat général à la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE), s'est largement rangé du côté des clients de Tipico dans son avis. L'affaire clé concerne un parieur qui a misé des sommes importantes chez Tipico de 2013 à 2020. Le fournisseur était titulaire d'une licence maltaise, mais pas d'une licence allemande. La Cour fédérale de justice allemande (BGH) s'est penchée sur la question de savoir si les fournisseurs ont besoin d'une autorisation nationale ou s'ils peuvent se prévaloir de la liberté de prestation de services de l'UE. L'arrêt Emiliou tranche : Les prestataires ont besoin d'une licence nationale ; sans elle, ils risquent d'être soumis à des obligations de remboursement. Son avis est généralement décisif, car la CJCE le suit habituellement. Hannes Beuck, de Gamesright, estime qu'il s'agit d'un "vote fort en faveur de la protection des consommateurs" : "Maintenant, c'est clair : les parties concernées doivent récupérer leurs pertes". L'avocat Marc Ellerbrock, qui représente plus de 1 000 clients, déclare : L'avocat Marc Ellerbrock, qui représente plus de 1 000 clients, déclare : "C'est une journée tout à fait positive pour nous, car l'avocat général suit nos arguments sur tous les points essentiels. Tipico se sent toutefois renforcée par une exception : Si les autorités allemandes toléraient l'offre, elles rembourseraient. Un porte-parole affirme que "c'est exactement ce qui s'est passé en Allemagne" : C'est exactement ce qui s'est passé en Allemagne" et prédit "la fin des poursuites judiciaires des joueurs en Allemagne". Les tribunaux allemands ont déjà accordé aux joueurs des sommes à six chiffres, les pertes des clients allant de 5 000 à 700 000 euros. Les demandes d'indemnisation pourraient s'élever à plusieurs milliards. Tipico, le leader allemand des paris sportifs, nie avoir procédé à des restructurations pour échapper aux paiements.