Le Parlement européen rejette la motion de censure contre Ursula von der Leyen

Le Parlement européen a rejeté jeudi 22 janvier une motion de censure contre la présidente de la Commission Ursula von der Leyen, initiée par l'extrême droite sur fond de désaccords autour de l'accord Mercosur. Cette motion n'a recueilli que 165 voix pour contre 390 contre. Le gouvernement français s'oppose fermement à une application provisoire du traité, la qualifiant de 'viol démocratique'.

Le Parlement européen a largement écarté jeudi 22 janvier une motion de censure visant Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne. Déposée par le groupe d'extrême droite Patriotes pour l'Europe, cette initiative critique l'accord commercial avec les pays du Mercosur – Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay – signé le samedi précédent au Paraguay après plus de 25 ans de négociations. Cet accord supprime les droits de douane sur plus de 90 % des échanges bilatéraux.

La motion a obtenu 165 voix pour, 390 contre et dix abstentions, loin de la majorité des deux tiers requise sur les 720 eurodéputés. Il s'agit de la quatrième motion de censure à laquelle échappe Mme von der Leyen, issue de la droite. Cette fois, elle a bénéficié du soutien des eurodéputés de la droite française, contrairement à octobre où ils avaient appuyé une tentative similaire menée par Jordan Bardella.

Le contexte est marqué par un recours déposé mercredi 21 janvier auprès de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE), soutenu de justesse par 334 voix contre 324. Ce recours, initié par 150 eurodéputés de divers bords opposés à l'accord, a été salué par des milliers d'agriculteurs protestant devant le Parlement à Strasbourg. 'La véritable censure du Mercosur a été votée hier grâce à la saisine de la CJUE', a déclaré à l'AFP l'eurodéputé François-Xavier Bellamy (PPE). Il a ajouté : 'Désormais, notre combat est gagné', estimant la motion 'de facto caduque'.

La CJUE devra vérifier la conformité de l'accord aux traités européens, ce qui pourrait retarder de un an et demi sa ratification par le Parlement. Avant cela, la Commission peut appliquer le traité provisoirement, mais la décision n'est pas prise. Bruxelles a exprimé sa 'profonde déception' après le vote serré.

En France, le gouvernement s'oppose à toute application provisoire. La porte-parole Maud Bregeon a qualifié cela de 'forme de viol démocratique' sur Europe 1-CNews, avertissant des conséquences 'profondément délétères' sur le lien des peuples avec l'UE. 'La présidente de la Commission n'incarne pas l'Union européenne', a-t-elle affirmé, soulignant le rôle des eurodéputés et chefs d'État. La ministre de l'Agriculture Annie Genevard a parlé d'une 'trahison du vote, un déni démocratique', plaidant pour attendre l'avis de la CJUE lors d'une rencontre avec des agriculteurs à Créances (Manche).

La Commission et la majorité des États européens soutiennent l'accord, d'autant plus face aux menaces de droits de douane de Donald Trump contre l'Europe.

Articles connexes

European Parliament MEPs in tense narrow vote requesting ECJ review of Mercosur trade deal, with EU and South American trade symbols.
Image générée par IA

Parlement européen demande l'avis de la CJUE sur l'accord Mercosur

Rapporté par l'IA Image générée par IA

Le Parlement européen a voté de justesse pour demander un examen juridique de l'accord commercial Mercosur par la Cour de justice de l'UE. Le vote de mercredi retarde la ratification de mois, voire d'années. Les partisans critiquent cette décision comme une erreur au milieu des tensions géopolitiques.

Malgré la décision d'Emmanuel Macron de voter contre l'accord UE-Mercosur à Bruxelles, Jordan Bardella, président du Rassemblement national, a annoncé jeudi une motion de censure contre le gouvernement de Sébastien Lecornu. Il qualifie la position française de manœuvre hypocrite et tardive, dénonçant une trahison des agriculteurs. Cette annonce intervient alors que l'Union européenne s'apprête à signer l'accord malgré l'opposition française.

Rapporté par l'IA

Le gouvernement français exige un délai pour la signature prévue de l’accord de libre-échange avec les États du Mercosur. Cela provient de la pression des agriculteurs qui craignent des désavantages dus à des normes différentes. La présidente de la Commission UE Ursula von der Leyen devait signer l’accord samedi au Brésil.

L’Union européenne a reporté la signature de l’accord de libre-échange avec le Mercosur au 12 janvier au Paraguay, après l’opposition de la France et de l’Italie face aux protestations des agriculteurs. Ursula von der Leyen reste confiante sur un aboutissement rapide, tandis qu’Emmanuel Macron exige des garanties renforcées pour protéger le secteur agricole. Les manifestations se poursuivent en France et en Europe, menaçant les départs en vacances.

Rapporté par l'IA

Le Conseil européen a approuvé l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur vendredi (9), avec le soutien de 21 des 27 États membres, à la suite de négociations entamées en 1999. Malgré les progrès, des obstacles persistent, dont l’approbation du Parlement européen et d’éventuels recours juridiques de pays comme la France. La signature est prévue le 17 janvier à Asunción, au Paraguay.

Suite à la demande de la France de suspendre la signature, l’UE a proposé de reporter son pacte commercial négocié de longue date avec le Mercosur jusqu’au début janvier 2025 pour surmonter l’opposition de la France et de l’Italie désormais réticente. De nouvelles garanties visent à protéger les agriculteurs européens, au milieu de manifestations et de soutiens à la diversification des échanges.

Rapporté par l'IA

S’appuyant sur les garanties agricoles de décembre malgré l’opposition de la France et d’autres, les États de l’UE ont approuvé l’accord commercial Mercosur longtemps bloqué à Bruxelles vendredi, malgré les manifestations des agriculteurs. Le pacte protège les appellations européennes comme Champagne et Feta, inclut des quotas et des freins d’urgence pour l’agriculture de l’UE, et renforce la position géopolitique de l’Europe en Amérique latine après 25 ans de négociations.

 

 

 

Ce site utilise des cookies

Nous utilisons des cookies pour l'analyse afin d'améliorer notre site. Lisez notre politique de confidentialité pour plus d'informations.
Refuser