S’appuyant sur les garanties agricoles de décembre malgré l’opposition de la France et d’autres, les États de l’UE ont approuvé l’accord commercial Mercosur longtemps bloqué à Bruxelles vendredi, malgré les manifestations des agriculteurs. Le pacte protège les appellations européennes comme Champagne et Feta, inclut des quotas et des freins d’urgence pour l’agriculture de l’UE, et renforce la position géopolitique de l’Europe en Amérique latine après 25 ans de négociations.
Les États membres de l’UE ont donné leur feu vert à l’accord commercial historique avec le Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay) à Bruxelles, dépassant le compromis sur les garanties conclu à Strasbourg en décembre dernier. Ces mesures — couvrant le bœuf, la volaille, l’éthanol et plus encore, avec des déclencheurs pour les surges d’importations — ont répondu aux craintes d’inondation du marché par des importations sud-américaines bon marché. Les manifestations des agriculteurs ont persisté, avec des blocages et des affrontements dans les capitales, mais l’accord inclut des protections solides : les indications géographiques pour des produits comme Champagne, Feta et Parmesan s’étendent désormais aux marchés Mercosur, avec des quotas et des mécanismes d’urgence. L’accord ouvre les marchés à plus de 700 millions de personnes, diversifie les chaînes d’approvisionnement de l’UE et contre l’influence croissante de la Chine en Amérique latine face au protectionnisme américain. Il signale l’engagement de l’Europe pour le commerce ouvert tout en priorisant l’agriculture nationale, surmontant des années de résistance des lobbies.