Le Sénat rejette le budget de la Sécurité sociale pour 2026

Le Sénat a rejeté d’emblée vendredi le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2026, opposé au compromis adopté par l’Assemblée nationale. Le texte est renvoyé aux députés pour un vote final prévu mardi. Cette décision reflète des désaccords profonds sur les mesures de réduction du déficit.

Le vendredi 12 décembre 2025, le Sénat, dominé par la droite et ses alliés centristes, a rejeté d’emblée le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2026. Cette décision, adoptée via une « question préalable » – une motion de rejet avant examen du texte –, a duré moins d’une matinée. Elle intervient après le compromis adopté de justesse par l’Assemblée nationale le mardi précédent, à treize voix près, sans recours à l’article 49.3.

La rapporteuse générale au Sénat, la centriste Elisabeth Doineau, a justifié ce rejet en déclarant : « Force est de constater que poursuivre la “navette” [parlementaire] ne servirait plus à rien ». Elle a qualifié le PLFSS d’« échec » pour le Sénat, critiquant un texte qui repose l’effort de réduction du déficit uniquement sur les recettes, plutôt que sur des économies. Les sénateurs s’opposent notamment à la suspension jusqu’en 2028 de la réforme des retraites, concession du gouvernement aux socialistes, ainsi qu’à la suppression du gel des prestations et à l’augmentation de la CSG sur certains revenus du capital.

Bruno Retailleau, président des Républicains, a dénoncé un « hold-up fiscal ». La ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, a rétorqué : « Je veux ici tordre le cou à quelques contrevérités. Ce budget n’est pas un hold-up fiscal ». Elle a défendu un déficit ramené à 19,4 milliards d’euros en 2026, contre 23 milliards en 2025, financé par des transferts de 4,5 milliards d’euros de l’État vers la Sécurité sociale. En première lecture, le Sénat visait 17,6 milliards.

Le texte retourne à l’Assemblée pour un vote définitif mardi 16 décembre, dans un suspense quant à son adoption. Parallèlement, le budget de l’État est examiné au Sénat jusqu’à lundi.

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