Le Parquet fédéral de la défense des travailleurs (Profedet) explique comment les heures supplémentaires sont payées au Mexique, un droit du travail prévu par la loi fédérale du travail. Elles sont calculées au double ou triple du salaire horaire, selon le volume hebdomadaire. Les travailleurs peuvent réclamer ce paiement auprès de Profedet s’ils ne le reçoivent pas de leur employeur.
La journée de travail au Mexique est définie par la loi fédérale du travail (LFT) comme le temps pendant lequel le travailleur est à la disposition de l’employeur, avec des limites convenues dans le contrat. Les heures supplémentaires sont tout temps additionnel au-delà de cette journée et doivent être payées selon les règles spécifiques de Profedet. Pour calculer le paiement, les neuf premières heures supplémentaires par semaine sont rémunérées au double du salaire horaire. Par exemple, si le salaire horaire est de 50 pesos, chaque heure supplémentaire dans cette fourchette vaut 100 pesos, multipliés par les jours excédentaires. Si plus de neuf heures sont dépassées par semaine, le paiement passe au triple : dans l’exemple, 150 pesos par heure. Cette règle s’applique également si la journée se prolonge en raison de risques pour l’entreprise afin d’éviter des dommages. Si l’employeur ne paie pas ces heures, le travailleur doit d’abord s’adresser au responsable ou au département des ressources humaines. Si cela reste sans résolution, il peut se tourner vers Profedet dans l’année. Lors de la visite au parquet, il est essentiel d’apporter une pièce d’identité officielle, le nom du travailleur, l’adresse de l’entreprise et les bulletins de paie, ainsi que tout document lié. Le personnel de Profedet guidera sur les droits et répondra aux questions. Par ailleurs, la réforme du travail promue par la présidente Claudia Sheinbaum progresse pour réduire la journée hebdomadaire à 40 heures, progressivement : deux heures de moins par an de 2027 à 2030, sans affecter les salaires ni les avantages. Les heures supplémentaires dans ce nouveau cadre seront volontaires et payées au double ou triple, exclues de la journée ordinaire, selon le secrétariat au Travail et à la Prévoyance sociale. Cette année, l’initiative sera discutée et approuvée, éventuellement avec une période de transition pour les entreprises et les travailleurs.