Dans un reflet saisissant des risques de catastrophes croissants, les participants aux Oscars 2025 ont reçu en cadeau des abonnements annuels à Bright Harbor, un service premium aidant les victimes d’incendies de forêt à Los Angeles. Le service assiste avec les demandes FEMA et la logistique de récupération au milieu de coupes dans le financement fédéral. Les dirigeants de l’entreprise reconnaissent que ses coûts élevés excluent de nombreux individus touchés.
Les Oscars 2025 ont mis en lumière une tendance croissante dans la récupération post-catastrophe alors que les célébrités quittaient la cérémonie avec des sacs-cadeaux élaborés incluant un abonnement à Bright Harbor, lancé en 2024. Ce service est apparu en réponse aux incendies de forêt de janvier qui ont ravagé Los Angeles, offrant un soutien haut de gamme à ceux dont les maisons ont été détruites.
La directrice du développement de Bright Harbor, Emily Bush, a décrit le processus comme accablant : naviguer les exigences de la FEMA ressemble à « un emploi à temps plein ». L’entreprise aide ses clients à geler les paiements d’hypothèque, à demander de l’aide, à gérer la paperasse et à obtenir des prêts. Les services commencent à 300 dollars par mois pour les particuliers, bien que Bright Harbor s’associe désormais à des entreprises pour couvrir leurs employés. Bush a souligné : « Je pense que le gouvernement devrait payer cela », pointant les ressources publiques sous tension.
Le soutien fédéral s’est affaibli sous l’administration actuelle, qui réduit les budgets de la FEMA et transfère les charges aux États. Les organisations à but non lucratif financées par la FEMA peinent avec un nombre insuffisant de gestionnaires de cas, aggravant les retards pour les victimes devant décider de reconstruire ou de déménager.
Cette privatisation fait écho à des schémas historiques, comme les réformes post-ouragan Katrina à La Nouvelle-Orléans, où des services publics comme les écoles et le logement ont été réformés par des moyens privés. À Porto Rico, après l’ouragan Maria en 2017, la privatisation du réseau électrique à LUMA en 2021 a entraîné des coupures fréquentes et des factures doublées, malgré les promesses de fiabilité et d’énergies renouvelables.
Les experts mettent en garde que de tels services profitent aux zones urbaines ou aisées mais négligent les communautés isolées, où les investissements privés sont rares. Alors que les catastrophes climatiques s’intensifient, la dépendance à des options privées coûteuses soulève des questions sur l’accès équitable à l’aide à la récupération.