La demande a provoqué une hausse de 20,5 % des prix des logements d’occasion en 2025, la plus forte en deux décennies. Des villes comme León, Ciudad Real et Guadalajara enregistrent les plus fortes hausses, selon le rapport de Fotocasa. Le prix moyen a atteint 2 879 euros par mètre carré en décembre.
Le marché immobilier espagnol subit une pression croissante due à l’augmentation de la population, en grande partie liée à l’immigration, et à la hausse des ménages monopersonnels, qui ont doublé en une décennie. Selon María Matos, directrice des études de Fotocasa, plus de 200 000 nouveaux ménages se forment chaque année, mais seulement environ 100 000 nouveaux logements sont construits. Combiné à un marché locatif tendu et à des conditions hypothécaires attractives grâce à des taux d’intérêt bas, les ventes approchent les 700 000 transactions, la meilleure année depuis 2007. nnLe rapport de Fotocasa « La vivienda de segunda mano en 2025 » montre que la demande quadruple l’offre, repoussant le prix moyen à 2 879 euros par mètre carré, au-dessus de 2 000 euros pendant trois années consécutives. Vingt-et-une des 52 provinces dépassent ce chiffre. Matos déclare : « Après la pandémie, un changement structurel persiste dans les préférences résidentielles : plus d’espace, meilleure localisation et plus d’équipements. Cela est aggravé par une forte dynamique démographique : croissance de la population due à l’immigration et expansion rapide des ménages monopersonnels ». nnLes hausses les plus marquées se produisent dans les capitales provinciales et les municipalités secondaires. À l’exclusion de Santa Cruz de Tenerife (30,3 %), León enregistre 24,6 %, Ciudad Real 20,4 % et Guadalajara 19,5 %. Au niveau régional, Murcie arrive en tête avec 29,6 % (1 924 euros/m²), suivie de la Communauté valencienne (24,4 %) et des Asturies (24,0 %). À Madrid, les prix ont augmenté de 17,7 %, avec des quartiers périphériques comme Los Cármenes (31,4 %) et Entrevías (25,5 %) qui connaissent de fortes hausses. À Barcelone, la moyenne est de 5 346 euros/m², avec des augmentations dans des zones comme El Turó de la Peira (38,4 %). nnCe déplacement de la demande vers des zones historiquement abordables met en lumière les défis d’accès au logement, bien que ces zones connaissent désormais des tensions croissantes.