Rosie Speedlin-Gonzalez, juge du comté de Bexar, a démissionné de ses fonctions à la suite d'un accord volontaire conclu avec la Commission de conduite judiciaire du Texas. Cet accord lui interdit définitivement d'exercer en tant que juge au Texas dans le cadre de multiples plaintes pour inconduite, dont un incident survenu en décembre 2024 au cours duquel elle a ordonné le menottage d'une avocate dans sa salle d'audience. Sa procédure pénale reste en cours.
Rosie Speedlin-Gonzalez, âgée de 61 ans, siégeait au tribunal du comté de Bexar, chambre 13, jusqu'à sa récente démission. L'accord, conclu cette semaine, clôt cinq plaintes déposées contre elle et lui interdit tout exercice de fonctions judiciaires au Texas, y compris l'occupation d'un poste ou l'exercice de fonctions liées à la magistrature, bien qu'elle puisse toujours célébrer des mariages sans faire référence à son ancienne fonction, selon le document déposé auprès de la commission. Elle avait été suspendue sans traitement en février après son inculpation en janvier pour séquestration illégale par un officier judiciaire et délit d'oppression officielle découlant de l'incident survenu dans la salle d'audience. Le mois dernier, Mme Speedlin-Gonzalez a perdu sa candidature à la réélection lors de la primaire démocrate. L'épisode de décembre 2024 s'est déroulé lors d'une audience de révocation de probation au centre de justice Cadena-Reeves à San Antonio. L'avocate Elizabeth Russell a fait objection après que son client a plaidé coupable à une allégation et a demandé une conférence. La juge Speedlin-Gonzalez a mis en garde Mme Russell contre toute argumentation, puis a ordonné à un huissier : "Prenez-la en garde à vue et mettez-la dans le box." La juge a ensuite fait une leçon à Mme Russell sur sa conduite au tribunal au cours des dernières années, ce qui a incité Mme Russell — qui a déclaré n'exercer le droit que depuis cinq ans — à déposer une plainte. Les plaintes remontent à juillet 2025 pour cet incident de menottage, d'autres étant survenues en octobre 2025 et entre février et mars 2026, alléguant un comportement non professionnel et un abus d'autorité. L'avocat de Mme Speedlin-Gonzalez a déposé une requête en annulation de l'inculpation lundi. Sa prochaine comparution devant le tribunal est prévue pour le 5 juin.