Dolby poursuit Snapchat pour violation de brevets liés au codec AV1

Dolby Laboratories a intenté un procès contre Snap Inc., alléguant que Snapchat viole quatre de ses brevets par l'utilisation du codec vidéo AV1. La plainte, déposée auprès de la cour de district des États-Unis pour le district du Delaware, conteste le statut du codec AV1 en tant que technologie libre de redevances. Dolby demande une injonction et un procès devant jury afin de faire respecter ses obligations en matière de licence.

La société Dolby Laboratories Inc., basée à San Francisco, accuse Snap Inc. d'utiliser des technologies brevetées dans l'implémentation du codec vidéo AV1 par Snapchat sans verser de redevances. La plainte cible quatre brevets américains : le n° 10 855 999 pour la prédiction inter-plan, le n° 9 924 193 pour le codage d'image supportant la fusion de blocs et le mode saut, le n° 9 596 469 pour le codage de matrice d'échantillons à faible délai, et le n° 10 404 272 pour un schéma de codage et de décodage entropique. Selon le dossier, Snapchat accepte les vidéos compatibles AV1, les décode et les encode pour les diffuser sur divers appareils, tout en suivant la prise en charge de l'AV1 sur les appareils des utilisateurs afin d'adapter le flux. Ces fonctionnalités réutiliseraient des concepts issus du HEVC, qui nécessite des frais de licence, conférant ainsi à Snapchat un avantage déloyal, soutient Dolby. Le procès indique qu'AOMedia, qui a développé l'AV1 avec des membres tels qu'Amazon, Apple, Google, Microsoft, Mozilla et Netflix dans le cadre d'une politique de brevets libres de redevances, ne détient pas tous les brevets pertinents. "L'AV1 intègre des technologies qui sont également présentes dans le HEVC. Ces technologies sont soumises aux droits de brevets de tiers existants et aux obligations de licence associées", précise le document. Dolby et l'administrateur de pool de brevets Access Advance ont contacté Snap pour obtenir des licences via des pools ou des accords bilatéraux, mais Snap a poursuivi ses activités sans les obtenir. Le PDG d'Access, Peter Moller, a déclaré : "Qualifier un codec de "libre de redevances" n'élimine pas les droits de brevet sous-jacents." Cette poursuite fait écho à l'action engagée par InterDigital contre les appareils Amazon Fire concernant l'AV1. L'UE a enquêté sur la politique d'AOMedia en 2022, mais a clos le dossier en 2023 pour des raisons de priorité, sans se prononcer sur la conformité. L'expert en propriété intellectuelle Florian Mueller a déclaré à Ars Technica que les affirmations des géants de la technologie concernant le caractère libre de redevances de l'AV1 ne prévalent pas sur les brevets existants, ce qui pourrait compromettre son adoption. Dolby sollicite une déclaration contre les obligations FRAND ainsi qu'une injonction. Ni Dolby, ni Snap, ni AOMedia n'ont fait de commentaire avant la publication de ce rapport.

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