Le Tribunal d'appel de la concurrence du Royaume-Uni a statué qu'une action en justice de 656 millions de livres contre Valve peut aller de l'avant, pouvant mener à des compensations pour 14 millions d'utilisateurs Steam. L'affaire, déposée par l'activiste des droits numériques Vicki Shotbolt en juin 2024, accuse Valve de pratiques anticoncurrentielles qui gonflent les prix des jeux PC. La demande de Valve de rejeter la plainte a été refusée le 26 janvier 2026.
Le procès porte sur des allégations selon lesquelles Valve, via sa plateforme Steam, a truqué le marché des jeux vidéo PC en imposant des politiques restrictives. Shotbolt affirme que Valve impose des clauses de parité des prix, empêchant les éditeurs et développeurs d'offrir des jeux à des prix inférieurs sur des plateformes concurrentes. De plus, le procès soutient que Valve interdit aux consommateurs d'acheter du contenu téléchargeable (DLC) pour les jeux Steam sur d'autres boutiques, combiné à une commission allant jusqu'à 30 %, entraînant des prix gonflés pour les consommateurs britanniques. Déposée en juin 2024 et gérée par Milberg London LLP, l'action collective fonctionne sur une base d'exclusion automatique, représentant 14 millions d'utilisateurs Steam au Royaume-Uni sauf s'ils choisissent de s'exclure. Elle réclame une compensation comprise entre 22 et 44 £ par utilisateur affecté, soit un total de 656 millions de livres. Valve a contesté la certification, arguant que les plaignants manquaient d'une méthodologie adéquate pour évaluer l'impact de ses obligations de parité de plateforme et que la définition de la classe était insuffisante, en particulier concernant les mineurs. Cependant, après des révisions proposées à la définition de la classe —répondant aux préoccupations sur les mineurs—, le tribunal a accordé l'ordonnance de procédure collective (CPO) le 26 janvier 2026, après une audience le 14 octobre 2025. Le jugement est référencé [2026] CAT 4. Cette évolution marque une étape importante dans les défis du droit de la concurrence britannique contre les géants technologiques du gaming, similaire à une affaire précédente contre Sony par le même cabinet. Valve a été contactée pour commentaire mais n'a pas encore répondu publiquement. L'affaire se dirige maintenant vers un éventuel procès, où les mérites des allégations anticoncurrentielles seront examinés en détail.