Les Français hésitent à réserver leurs vacances d’été à cause de la crise provoquée par la guerre en Iran, qui a embrasé le Moyen-Orient depuis le 28 février. Les prix des billets augmentent et les annulations menacent le secteur touristique. Les entreprises proposent des adaptations comme des changements de destination.
L’année avait bien commencé pour les tour-opérateurs et voyagistes français, mais la guerre déclenchée le 28 février en Iran a plongé le secteur dans une nouvelle crise. Cette situation inquiète particulièrement à l’approche de la saison estivale, la plus importante de l’année. Malgré l’envie de voyager, un attentisme domine chez les Français, même pour des séjours en France accessibles en voiture.
« La crise a commencé avec la peur des clients incapables de rentrer chez eux à cause de la guerre en Iran. Le trafic aérien a été bloqué quarante-huit heures dans le golfe Persique », se souvient Valérie Boned, présidente des Entreprises du Voyage. Cette organisation fédère 80 % des agences de voyages et tour-opérateurs français, dont Selectour, Havas Voyages, TUI, Club Med, MisterFly et Expedia. Les professionnels se sont mobilisés rapidement pour rapatrier les clients.
Face à la hausse des prix du carburant liée au conflit au Moyen-Orient, les entreprises du secteur s’adaptent. Elles proposent des changements de destination et des facilités de paiement pour contrer les risques d’annulation et encourager les réservations.