Lactalis a rappelé six lots de lait infantile de sa marque Picot dans 18 pays, suite à la détection potentielle de céréulide, une toxine bactérienne. Ce rappel fait suite à ceux de Nestlé début janvier et s'inscrit dans une crise plus large liée à un fournisseur commun d'acide arachidonique (ARA). Aucune maladie confirmée n'a été liée aux produits, mais les autorités enquêtent sur le décès d'un bébé.
La crise des laits infantiles contaminés s'étend aux géants de l'agroalimentaire français et suisse. Le 21 janvier 2026, Lactalis, basé à Laval, a annoncé le rappel de six lots de sa marque Picot, après des analyses complémentaires le 20 janvier révélant la présence de céréulide dans un produit reconstitué. Cette toxine, produite par la bactérie Bacillus cereus, peut causer des vomissements et diarrhées dans les heures suivant la consommation, avec des symptômes durables moins de 24 heures. Les produits concernés incluent PICOT Nutrition Quotidienne 1er et 2ème âge (400g, 800g), PICOT AR 2ème âge (800g), et PICOT Standard 1er et 2ème âge (850g), vendus du 29 janvier 2025 au 21 janvier 2026 en France et dans 18 pays comme la Chine et l'Australie.
Nestlé avait initié des rappels volontaires début janvier pour ses marques Guigoz et Nidal, touchant une soixantaine de pays. Philipp Navratil, patron de Nestlé, a présenté ses excuses pour l'inquiétude causée, assurant qu'aucun cas de maladie n'était confirmé. Les produits incluent divers formats de GUIGOZ (comme Digest+, EXPERT AR) et NIDAL (comme 1 Dès la naissance), vendus de mai 2025 à janvier 2026 dans de grandes enseignes françaises.
Un fournisseur international unique d'ARA, ingrédient ajouté pour imiter le lait maternel, est pointé du doigt, selon la DGAL et les entreprises. Des analyses initiales début janvier n'avaient rien révélé, mais l'alerte du syndicat Alliance 7 a déclenché les vérifications. Danone a bloqué par précaution des lots de Dumex au Singapour, sans irrégularité confirmée. Les infections à Bacillus cereus sont rares en France (cinq cas par million d'habitants par an) et généralement bénignes, mais risquées pour les nourrissons. Les autorités françaises enquêtent sur le décès d'un bébé ayant consommé un produit Nestlé, sans lien direct établi à ce stade. Cette affaire rappelle les scandales passés comme celui de la salmonelle en 2017.