La Cour suprême a accepté mardi d'examiner en juillet une contestation de la loi SHANTI 2025, tout en soulignant que le plafonnement de la responsabilité des opérateurs privés dans les incidents nucléaires relève d'une politique budgétaire qui échappe à l'arbitrage judiciaire.
Un banc présidé par le juge en chef de l'Inde Surya Kant, accompagné des juges Joymalya Bagchi et Vipul M Pancholi, a formulé ces observations lors d'un recours dans l'intérêt du public déposé par l'ancien haut fonctionnaire EAS Sarma. La pétition conteste les dispositions qui limitent la responsabilité des opérateurs privés à un montant aussi bas que 100 crores de roupies et la responsabilité résiduelle du gouvernement à environ 3 000 crores de roupies.
L'avocat Prashant Bhushan, représentant les plaignants, a fait valoir que ces plafonds pourraient compromettre les normes de sécurité, citant les catastrophes de Tchernobyl et de Fukushima où les dommages se sont chiffrés en centaines de milliards de dollars. Le banc a répondu que la loi ne supprime pas le pouvoir des cours constitutionnelles de déterminer l'indemnisation des victimes.
La Cour a noté que l'énergie nucléaire reste une nécessité pour le développement et que des plafonds de responsabilité plus élevés pourraient dissuader les investissements étrangers. Elle se penchera à nouveau sur le dossier en juillet afin d'aborder les préoccupations concernant l'indépendance réglementaire et la sécurité publique.