La Cour suprême a exprimé jeudi sa crainte qu'une intervention judiciaire fréquente dans les affaires religieuses ne puisse porter atteinte à l'identité civilisationnelle de l'Inde, où la foi demeure profondément liée à la société.
Un banc de neuf juges, présidé par le juge en chef Surya Kant, a entendu les arguments liés à l'affaire de l'accès au temple de Sabarimala et aux questions connexes impliquant la communauté Dawoodi Bohra.
La juge B V Nagarathna a souligné que la religion constitue une constante dans la société indienne. Elle s'est interrogée sur le point de savoir si la multiplication des contestations des pratiques religieuses devant les cours constitutionnelles ne nuirait pas au caractère civilisationnel de la nation.
L'avocat principal Raju Ramachandran a soutenu que les pratiques d'excommunication violent les droits fondamentaux. Le banc a examiné si de tels pouvoirs sont protégés par l'article 26(b) de la Constitution.
Le juge M M Sundresh a fait observer que les tribunaux risquent d'être entraînés dans des litiges sans fin si chaque question religieuse est remise en cause. Les débats se poursuivront la semaine prochaine.