La Cour suprême a statué vendredi que chaque citoyen dispose d'un droit fondamental de circuler sur les trottoirs délimités. L'arrêt dispose que ce droit découle des garanties constitutionnelles relatives à la liberté de circulation, d'expression, de réunion, d'association et au droit à la vie. Il impose aux autorités publiques le devoir de fournir et d'entretenir de telles infrastructures.
Un collège composé des juges P.S. Narasimha et Atul S. Chandurkar a rendu cette décision dans le cadre d'une affaire d'indemnisation suite à un accident de la route impliquant le décès d'un enfant piéton. La Cour a déclaré que si une route existe, les autorités doivent délimiter et entretenir des trottoirs, le droit des piétons primant sur celui des véhicules motorisés. Le jugement a déclaré que le droit de marcher fait partie intégrante de l'article 19 et de l'article 21 de la Constitution. Il rend ce droit juridiquement exécutoire, permettant aux citoyens de demander réparation, y compris des restitutions et des indemnisations, auprès des autorités de développement urbain, des corporations municipales, des municipalités et des panchayats. La Cour a ordonné que des copies du jugement soient transmises aux ministères du Logement et des Affaires urbaines, du Développement rural, ainsi que des Transports routiers et des Autoroutes. Elle a également appelé à la création d'un organisme de réglementation pour protéger les intérêts des piétons et a exhorté la commission juridique à examiner le cadre légal nécessaire. La procédure a été renumérotée en tant que pétition en vertu de l'article 32 intitulée « Re : Droit fondamental de marcher et trottoir ».