Le gouvernement publie un projet de décret plafonnant les prix des logements VIS

Le gouvernement colombien a publié un projet de décret fixant un plafond maximal de 135 salaires minimums pour les logements d'intérêt social (VIS). Cette mesure vise à garantir des prix clairs et à empêcher les indexations automatiques dans les contrats. Le document sera ouvert aux commentaires jusqu'au 25 janvier.

Le 10 janvier, le ministère du Logement, de la Ville et du Territoire a publié un projet de décret intitulé «par lequel est établi le plafond général de la valeur des logements d'intérêt social, le régime réglementaire actuel est harmonisé, les droits des consommateurs sont renforcés et d'autres dispositions sont émises». Cette initiative vise à changer la manière dont les entreprises de construction gèrent la vente de nouveaux logements d'intérêt social (VIS) et prioritaires (VIP). Selon le projet, la valeur maximale générale pour les VIS sera équivalente à 135 salaires minimaux mensuels légaux en vigueur (SMLMV), conformément aux articles 91 de la loi 388 de 1997 et 293 de la loi 2294 de 2023. Tous les contrats, tels que les réservations, promesses de vente ou affectations en fiducie, doivent indiquer explicitement le prix total en pesos colombiens, qui sera le seul montant exigible jusqu'à l'achèvement du contrat. Le gouvernement insiste sur le fait qu'aucune indexation automatique au salaire minimum ne sera autorisée après les accords initiaux. Les ajustements de prix en pesos ne seront permis que pour des raisons extraordinaires affectant les coûts des intrants, soutenus par l'Indice des coûts de construction des bâtiments (ICCE) du DANE. Pour les transactions juridiques commencées avant la date d'entrée en vigueur du décret, les réglementations antérieures s'appliqueront aux cas consolidés, mais sans indexation sur le prix final au moment de l'exécution de l'acte notarié. Le projet sera disponible pour commentaires sur le site web du ministère jusqu'au 25 janvier, invitant les parties prenantes à contribuer pour affiner la proposition.

Articles connexes

Illustration of Colombia's minimum wage hike fiscal risks and anti-inflation measures, featuring worker, warning graph, and Labor Minister.
Image générée par IA

Risques fiscaux et mesures anti-inflationnistes après le décret sur le salaire minimum colombien pour 2026

Rapporté par l'IA Image générée par IA

Le Comité autonome de la règle fiscale (Carf) met en garde contre le coût potentiel de la récente hausse de 23 % du salaire minimum à 2 millions de dollars —décretée le 30 décembre— qui pourrait atteindre 5,3 billions de dollars en 2026 (0,3 % du PIB), compliquant la soutenabilité budgétaire. Le ministre du Travail Antonio Sanguino a annoncé des plans pour désindexer des biens clés du salaire et accorder un allégement aux PME afin de freiner l'inflation.

Le président Gustavo Petro a averti les entreprises de construction contre des pratiques trompeuses dans la tarification du logement et a requis des enquêtes de la Superintendencia de Surveillance. Il a accusé certaines sociétés d'escroquer les clients en indexant les prix sur le salaire minimum malgré la baisse des coûts des matériaux. Il a aussi exhorté à retenir les subventions aux entreprises irrégulières.

Rapporté par l'IA

Au milieu des débats entre travailleurs, employeurs et gouvernement sur l’ajustement du salaire minimum pour 2026, les Neivans partagent leurs avis. Les propositions vont de 16 % par les syndicats à 7,21 % par les groupes patronaux, tandis que le ministre du Travail cherche un consensus pour limiter les effets inflationnistes.

Suite au décret du 30 décembre du président Gustavo Petro prévoyant une hausse de 23 % du salaire minimum pour 2026, le débat s’intensifie entre les travailleurs qui célèbrent un soulagement et les entreprises qui craignent des pertes d’emplois et des coûts accrus. Sans accord préalable entre les parties prenantes, l’attention se porte sur la mise en œuvre et l’atténuation des risques comme l’inflation et l’informalité.

Rapporté par l'IA

Suite à l'annonce attendue les 29-30 décembre après l'échec des négociations de la Commission tripartite —comme rapporté précédemment—, le président Gustavo Petro a décrété une augmentation de 23 % du salaire minimum mensuel légal pour 2026, le fixant à 1 750 905 $ plus 249 095 $ d'indemnité de transport (hausse de 24,5 %), totalisant 2 millions $. Cette mesure vise à couvrir les coûts vitaux de la vie familiale malgré les critiques des chefs d'entreprise sur les risques économiques.

Jaime Alberto Cabal, président de Fenalco, a introduit un recours devant le Conseil d’État pour suspendre temporairement le décret augmentant le salaire minimum de 23 % cette année. Il argue que cette mesure manque de fondement technique et viole le cadre légal. Il met en garde contre une possible perte de 772 340 emplois et la fermeture de nombreuses petites et moyennes entreprises.

Rapporté par l'IA

La Centrale Unitaria de Trabajadores (CUT) a salué la proposition du ministre de l’Intérieur Armando Benedetti d’une hausse de 12 % du salaire minimum en 2026, mais a pressé le gouvernement de se rapprocher des 16 % réclamés par les syndicats. Le président de la CUT, Fabio Arias, a adressé cet appel direct au président Gustavo Petro. Les négociations se poursuivent avec des dates clés du 22 au 30 décembre.

 

 

 

Ce site utilise des cookies

Nous utilisons des cookies pour l'analyse afin d'améliorer notre site. Lisez notre politique de confidentialité pour plus d'informations.
Refuser